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La double fête à Chlef : Hirak et qualification à la coupe font bon ménage

En ce 22ème vendredi consécutif de « Hirak », le nombre de manifestants était visiblement nettement inférieur par rapport aux précédentes marches, pour la simple raison que les manifestants chélifiens surtout ceux du centre-ville et devant cette chaleur torride et caniculaire à la fois, ont opté pour une double fête qu’ils avaient célébrée dans la soirée en grandes pompes après la qualification de notre équipe de football à la coupe d’Afrique sous feux d’artifice, scènes de liesse et spectacles accompagnés de youyous stridents des femmes venues en force à cette fête grandiose à Chlef. Les chélifiens étaient surtout au grand rendez-vous dans la soirée du vendredi plutôt que dans l’après-midi à cause de la chaleur caniculaire qui signalons-le, n’a pu faire reculer les contestataires de leurs revendications majeures. Selon notre constat de visu, la chaleur dans cette ville était suffocante et dangereuse à la fois pour les marcheurs qui avaient démarré depuis la mosquée du centre-ville pour faire des tours de rotation autour du chef-lieu mais cette fois-ci en l’absence de secouristes bénévoles que sont les citoyens qui utilisent leurs citernes pour sauver les contestataires après cette dangereuses exposition au soleil. Durant toute la marche, ils n’avaient cessé de réitérer leur détermination de provoquer le changement de manière pacifique. Ils se sont notamment plaints du statu quo tout en maintenant le Hirak comme ultime secours à leurs doléances surtout, nous confient-ils, que cette wilaya est gangrenée par la corruption de ces responsables locaux et gestionnaires d’où la propagation du chômage . Des manifestants ont pris part vendredi à des marches pacifiques à travers plusieurs régions du pays pour réclamer de nouveau « un changement radical du système », la « poursuite de lutte contre la corruption » et saluer les « initiatives sérieuses » de dialogue pour la sortie de crise. A l’Ouest du pays, des centaines de personnes, tous âges confondus, ont participé aux marches pacifiques hebdomadaires pour réitérer leurs revendications notamment « le départ de tous les symboles du système », et « la poursuite de lutte contre la corruption ». Les Oranais ont revendiqué le « changement radical du système », « la poursuite de la lutte contre la corruption », « le départ des B restants » (Bensalah et Bedoui) et « la mise en œuvre des articles 7 et 8 de la Constitution ». Les marcheurs qui se sont rassemblés devant le siège de la wilaya ont scandé divers slogans comme « Djazaïr Hora Dimocratiya », « Pour l’élection d’un président démocratiquement ».A Mostaganem, les manifestants se sont d’abord rassemblés à la place de l’indépendance au centre-ville avant de prendre la direction du siège de la wilaya pour revenir ensuite devant le siège de l’APC. Portant des dizaines d’emblèmes nationaux et des banderoles portant différentes revendications, les marcheurs ont scandé des slogans appelant à « l’indépendance de la justice ».A Tiaret, des dizaines de personnes ont pris part à la marche pacifique réclamant la poursuite de la lutte contre la corruption et réitérant leur attachement à l’unité nationale et à l’unité des rangs scandant « Djeich, châab, khawa khawa ».A Oran, comme dans les autres wilayas de l’Ouest, les marcheurs se sont donné rendez-vous dès la fin de la grande prière du vendredi pour battre le pavé des principales artères des chefs-lieux de wilaya avant de se rassembler devant les édifices et places publiques. A Relizane et dans d’autres villes de cette wilaya, les citoyens ont bravé la chaleur dépassant la barre des 40 degrés pour demander la continuité de la lutte contre les corrupteurs et les corrompus et l’urgence d’un « dialogue sérieux » pour sortir de la crise actuelle. Le même enthousiasme des marcheurs a été également relevé dans les wilayas de Tissemsilt, Sidi Bel-Abbès et Tlemcen. En outre, des milliers de citoyens ont participé à des marches pacifiques dans les wilayas du centre pour réaffirmer leur détermination à maintenir la mobilisation jusqu’à la satisfaction de leurs revendications politiques à savoir un « changement radical du système de gouvernance », exigeant la « poursuite de la lutte contre la corruption ».Les marches qui ont coïncidé avec la finale de la coupe d’Afrique des nations de football qui avait opposé ce vendredi (20h00), la sélection algérienne à celle du Sénégal au stade du Caire en Egypte, ont été marquées par une ambiance festive créée par les manifestants drapés de l’emblème national, scandant des chants glorifiant l’Algérie et l’équipe nationale et souhaitant la victoire pour Verts.
Ils ont aussi, réclamé le « respect de la souveraineté populaire », « la libération des détenus d’opinion », et insisté sur leur « attachement à l’unité nationale » et « l’identité algérienne plurielle et millénaire ».A l’Est du pays, des marches populaires pacifiques ont eu lieu dans plusieurs wilayas pour revendiquer un « changement radical » du système et appeler à un « dialogue mené par des personnalités nationales consensuelles ».Ce vendredi a enregistré la mobilisation la plus faible dans les villes de l’Est depuis le 22 février dernier, constatent les correspondants sur place . Des citoyens à Constantine ont investi les principales artères du centre-ville, en petits groupes, brandissant l’emblème national et réitérant leur revendication pour « un changement radical du système politique actuel ». « La CAN revient chaque deux ans, le Hirak, une fois dans la vie », « Le Peuple vaincra », lit-t-on aussi sur des pancartes brandies.

À propos Nadira FOUDAD

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