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El Tarf : Les manifestants fustigent le pouvoir et soutiennent l’EN

En dépit d’un taux d’humidité très élevé, une chaleur coupant le souffle, les manifestants n’ont pas lâché bec, ils étaient hier beaucoup plus nombreux que le vendredi passé pour dénoncer le pouvoir en place et maintenir les revendications exprimées depuis le mois de février dernier. Ce vendredi était plus particulier car l’équipe nationale conduite par Belmadi disputait la finale de la CAN 2019. Les manifestants ont exprimé leur soutien indéfectible aux camarades de Feghouli en leur souhaitant de remporter cette coupe qui est au bout du doigt puisque l’équipe a réussi le meilleur parcours. Enfin, les citoyens de la wilaya de Tarf ont répondu présent pour marquer le vingt deuxième vendredi de contestations populaire. L’ imposante marche populaire a été en ce vingt deuxième vendredi amorcée depuis la mosquée du chef-lieu de wilaya El Tarf pour se regrouper à la place d’indépendance, lieu de contestation choisi par le Hirak depuis février dernier. Les participants drapés de l’emblème national portant par ailleurs des drapeaux géants, des banderoles et de pancartes sur lesquelles on pouvait lire : départ sans condition des symboles du régime de Bouteflika, départ de tous les partis qui ont cautionné les mandats du président déchu Bouteflika, de tous les brigands, de tous ceux qui sont impliqués dans des affaires de corruption. Les manifestants ont aussi lancé des slogans hostiles au pouvoir. Aussi, la foule chauffée à blanc exige le jugement de l’ex-wali d’El Tarf, M. Rouibah Boudjemaa, impliqué dans plusieurs affaires à El Tarf et tous les autres walis et cadres ayant contribué à laisser à la traîne une wilaya qui a donné les meilleurs fils à la révolution. L’ex-wali d’El Tarf, M. Rouibah, a été radié de la fonction publique puis repêché par le régime de Bouteflika pour être nommé consul à Marseille alors qu’il est impliqué dans de nombreuses affaires à El Tarf. Les manifestants ont réitéré leur soutien au moudjahid Bouregaa, aux jeunes emprisonnés pour le port d’un brassard, aux détenus d’opinion. Sur d’autres banderoles brandies haut par des femmes marquant leur présence depuis le 22 février dernier et qui n’ont raté aucun vendredi de contestations populaires. Ces femmes courages nous ont dit en ces termes : la contestation est une affaire de tous les Algériens en particulier les habitants de Tarf marginalisés par tous les pouvoirs depuis l’indépendance à ce jour. La preuve, la wilaya n’a pas encore décollé, les brigands ont tout pris. Les responsables au lieu de servir se sont servis en montant des entreprises, de belles villas, roulant sur l’or qui appartient aux habitants de cette région ». Sur d’autres banderoles, on pouvait lire « Oui pour une transition démocratique», «Libérez l’Algérie, libérez les jeunes», «Pouvoir au peuple», «Djazaïr Houra Démocratia, «L’amaghité à tous les Algériens». On entendait «Pouvoir assassin, pouvoir dégage», «Pas de dialogue ni élection avec Bensaalah, Gaid Salah et Bedoui symboles du pouvoir de Bouteflika». Femmes, enfants, hommes ont exigé une nouvelle République, un Etat civil. Halte à la dictature militaire que veut imposer Gaid Salah, traité de tous les mots. Le pouvoir a été hier encore fustigé, les manifestants scandaient des slogans hostiles. Bensalah, Gaid Salah et Bedoui «résidus du système» bloquent l’indépendance de la justice le passage vers une réelle démocratie et l’instauration d’une seconde République consacrant le respect des libertés individuelles et collectives, des Droits de l’Homme. Ils ont surtout prôné l’unité des rangs et du pays «Unis pour toujours, unis pour une Algérie libre dans toute sa diversité et sa richesse». Les manifestants ont affirmé leur détermination à poursuivre la mobilisation pour la construction d’une nouvelle Algérie basée sur le respect des libertés. Contrairement aux autres vendredis, les services de sécurité ont barricadé le podium sur lequel avait habitude de s’exprimer les manifestants. Aucun incident n’a été relevé. Les manifestants se sont dispersés sous « One, two, tree, viva l’Algérie, en soutien au sélectionneur et à l’équipe nationale.

À propos Tahar BOUDJEMAA

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