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Point de Vue : Quelle projection d’avenir?

Des noms ont été avancés par le forum citoyen pour mener le dialogue. Bien que l’initiateur ou les initiateurs de cette liste n’auraient pas contacté les Bouchachi, Bouhider and Co, la liste reste, plus au moins, consensuelle. Mais, les personnes proposées ont exigé comme préalable la libération des détenus d’opinion politique, la levée des entraves pour l’exercice démocratique et une ouverture du champ médiatique. Le Pouvoir, par le biais de Bensalah, a comme approuvé la liste des treize, mais il n’a pas dit mot sur les « exigences ». Le pays est en crise. Le dialogue est une nécessité. Tout retard sera payé cash. Pour le pouvoir, il suffit de reprendre le processus électoral pour que le pays retrouve sa stabilité. Or, c’est une erreur stratégique, car le Hirak ne veut pas d’un changement au sein du pouvoir mais une rupture avec le système. L’élection d’un président ne règlera pas le problème, au contraire elle pourrait être le « problème ». Nous l’avons vu en Egypte ou même chez nous avec l’élection de Zerroual et de Bouteflika. Il est temps d’initier un dialogue constructif pour mettre sur rail la deuxième république, soit une projection vers l’avenir avec une feuille de route où il ne sera pas question de se figer sur les élections. Les jeunes du Hirak attendent beaucoup du dialogue. Personne n’a le droit de les décevoir. Elire un président est aussi un «piège», car le prochain président pourra « tergiverser » sur pas mal de points à cause des soutiens qui lui fait gagner les élections. Et donc « ligoté » par les soutiens et sans jamais les « trahir ». Or, le prochain président devra s’exprimer sur la feuille de route consensuelle et non pas un programme d’un groupe de personnalités ou de partis. A ce jour, personne ne s’est prononcé sur l’avenir et le devenir des partis comme le FLN et le RND et tant d’autres qui ont soutenu le cinquième mandat et ont été le soutien du pouvoir corrompu de Bouteflika. Que faire de ces partis? Qui mènera le débat sur la prochaine constitution? Quel avenir pour le parlement et le sénat? Que faire des APC et APW, complices de la corruption sur le plan local? En somme, il faut une feuille de route consensuelle pour une vraie sortie de crise.

À propos B. Nadir

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