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Pôle & Mic : Assainissement et apaisement !

Il est clair que le dialogue est au point mort. Le pays est en crise politique. Les différentes parties campent sur leur position. Le pouvoir et Gaid Salah ne veulent pas d’une transition ou d’une assemblée constituante, ils veulent des présidentielles tout en maintenant le gouvernement de Bédoui et Bensalah et en confiant l’organisation et le suivi des élections à une commission indépendante. Une démarche qui est contestée par les deux pôles de l’opposition. Si les démocrates veulent une sortie de crise avec une feuille de route en déterminant les échéances pour un dialogue « serein » et «inclusif », mais ils veulent un apaisement et une ouverture de la vie politique. L’autre clan de l’opposition s’accroche aux présidentielles, adhéré à la démarche de Gaid Salah et de Bensalah, mais il veut des garanties avec le départ de Bédoui, l’apaisement avec la libération des détenus d’opinion, une ouverture démocratique avec comme préalable l’ouverture du champ médiatique, le départ des anciennes figures du pouvoir. Le Hirak a dit son mot et ne veut pas un marchandage, il a scandé le départ des figures du système, le départ de Bensalah et de Bédoui, l’intensification de la lutte contre la corruption à tous les niveaux et la rupture avec l’ancien système. Le Hirak est à son cinquième mandat, c’est significatif à plus d’un titre. Rahabi qui a clairement avoué son échec pour un dialogue partis, société civile et pouvoir, a osé dire que les présidentielles n’auront pas lieu et ne seront pas la solution sans assainissement du climat politique et apaisement. Le message est dirigé à Gaid Salah et à l’état-major de l’ANP. Après Rahabi, c’est l’ancien président de l’APN, Karim Younes, qui se propose pour mener un round de concertation et de dialogue pour proposer les revendication ou doléances au pouvoir. Il précise que la démarche recherchée « entre les enfants de la patrie » doit, impérativement, s’inscrire dans l’esprit des revendications légitimes des millions d’Algériennes et d’Algériens qui sont sortis dans la rue pour exprimer leur colère et leur désir de changement, sans quoi tout est voué à l’échec, précisant que « ces personnalités, parmi elles, des scientifiques, des constitutionnalistes de renom, des hommes de droit, des femmes et des hommes de la société civile, partagent, avec moi, cette conviction et en font même une condition sine qua non ». Est-ce que le pouvoir serait prêt à faire des concessions après l’échec de la dernière rencontre de dialogue. Wait and see !

À propos B. Nadir

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