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Point de Vue : La solution constitutionnelle n’arrange pas les clans

Dans un pays où les «élus du peuple» sont discrédités depuis plusieurs décennies, où la société civile préfère applaudir sans contester juste pour s’empiffrer de gâteaux lors des cérémonies officielles, dans un pays où l’on accepte de se mettre à plat ventre pour un strapontin, pour prendre une photo souvenir avec un ministre, il ne faut pas s’étonner lorsqu’en pareille situation de crise, les propositions de solutions se font rares et les initiatives pour une prise de conscience collective presque inexistantes. Même le jeu de manipulation via les réseaux sociaux n’est ni applaudi ni condamné. Les élus du peuple sont frappés d’immobilisme et d’inertie. Une paraplégie étonnante et curieuse qui disparaît le temps d’applaudir le discours de Gaïd Salah qui souvent propose des solutions constitutionnelles pour sortir de cette crise arrivée aujourd’hui à son point le plus culminant. Le peuple sort chaque vendredi réclamant le changement, un changement radical. Mais il refuse d’aller aux élections présidentielles sous prétexte de fraude. Mais sans élection, la crise se poursuivra, se compliquera et maintiendra le pays dans cette situation non constitutionnelle. Qui doit soutenir les solutions, qui doit prendre l’initiative d’aller à la rencontre du peuple pour tenter de le convaincre? Les élus? La société civile? Impossible, le discrédit est tellement profond que tout argument est déjà refusé. Pourtant, il faut bien un début de sortie de crise. L’Algérien doit comprendre que le chant des sirènes via facebook n’apportera que plus de conflictualité et de complication du moment que les clans sont nombreux et ne défendent que leurs propres intérêts. Les exemples sont nombreux à travers l’histoire où l’intérêt des uns n’est pas forcément celui des autres. Et c’est dans pareille situation que la sagesse devient l’ultime secours pour imposer un consensus, un minimum d’intérêt commun. L’Algérie étant l’intérêt commun, il est donc urgent d’accepter la solution des élections présidentielles pour aller vers le changement tant scandé depuis le 22 février dernier. Ceux qui refusent cette solution doivent avoir d’autres idées en tête, des idées une fois dévoilées, risquent de surprendre les Algériens qui en leur âme et conscience marchent pour une Algérie nouvelle.

À propos BOUHALI Abdallah

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