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Environnement à Mostaganem : Un homme nommé civisme

Dans le quartier de Zaghloul dans la commune de Mostaganem, un homme d’une quarantaine d’années s’occupe bénévolement, à longueur d’année, à entretenir tout l’environnement du rond point et en particulier le plus grand jet d’eau de la commune. Mohamed Bendjelloul n’est pas un employé communal ni un travailleur de l’Epic  »Mosta propre » c’est un petit vendeur de cigarettes parqué depuis son jeune âge sur un des angles du rond point. Ce monsieur est lui même une leçon de civisme car cet individu se lance, gracieusement, donnant tout son temps à nettoyer, à s’occuper de la maintenance des pompes et de la tuyauterie à arroser l’espace vert environnant d’un jet d’eau public. Selon toute vraisemblance, ce fait est très rare dans notre société. Le sujet n’a jamais rien demandé à la municipalité, il travaille, il garde le temple et il s’occupe du jet d’eau avec une telle rigueur qu’il en a fait un espace très fréquenté. Grâce à l’abnégation très singulière de ce quadragénaire le jet d’eau de la cité Zaghloul est d’une beauté appréciable. Par ces éco gestes quotidien M.Bendjelloul fait que le jet d’eau apporte sa touche à l’embellissement du quartier. C’est un espace très agréable fréquenté par les riverains recherchant un cadre plaisant et de la fraîcheur en été. Ce jet d’eau est un chef d’œuvre et sa réalisation a donné une vie au quartier. Par conséquent l’activité commerciale s’est profusément développée. M.Bendjelloul se donne à fond pour que cet endroit soit tant prisé par les cortèges nocturnes des mariages à Mostaganem car c’est sur cet espace qu’on fait des haltes pour danser et chanter au rythme des trompettes et des klaxons. La nuit, sur cet espace assorti de jeux de lumières on fête aussi les victoires de l’équipe nationale de football. Ce Monsieur est de tout temps présent sur l’espace du jet d’eau, il fait de son mieux mais il attend aussi que l’EPIC apporte, de temps en temps, sa touche pour réparer les pannes des pompes, d’entretenir l’éclairage et doter ce bénévole de petit matériel. A Mostaganem, il y a d’autres exemples de gens qui se donnent pour préserver le cadre de vie de leurs concitoyens mais ils demeurent invisibles pour les autorités. Des encouragements et de l’attention pour ceux qui donnent l’exemple en citoyenneté doivent apparaître publiquement. Les autorités ont à ouvrir grands les yeux pour voir ce qui est captivant dans une société en crise de civisme. Le civisme doit être un des piliers de la société mais il est, comme elle, en crise. Notre société se portera mal tant que les citoyens n’assumeront pas davantage leurs responsabilités vis à vis de la collectivité, tant qu’ils ne seront pas davantage imprégnés de sens civique. Et à l’autorité d’être présente par la loi.

À propos Charef Kassous

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