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Point de Vue : Dans la gueule du lion

Voilà, l’affaire des sept quintaux de drogue blanche, ne s’était pas finalement arrêtée là où elle a été découverte, c’est-à-dire, la fameuse affaire du trafic de drogue un de ramadhan 2017 … L’argent sale en provenance de cette drogue importée de l’étranger, grâce à des complicités avec des gens « achetés » au niveau des administrations civiles et militaires, était blanchie et recyclée, dans des investissements qui se pratiquaient, également, de façon illicites…le terrain de prédilection pour réinjecter l’argent de la drogue était, sans nul doute, la promotion immobilière… Pour se procurer des assiettes à bon marché, il faudrait faire travailler la machine de la corruption. El Bouchi avait réussi à acheter, presque tout le monde. Faudrait–il encore le reconnaître !! Rares sont ceux qui ne seraient pas subjugués par l’irrésistible odeur des billets de banques. Par cette magie de l’argent et encore, plus par l’état d’absence presque officielle des services de l’Etat, le héros de l’affaire du siècle, avait réussi, finalement, à mettre, tout le monde dans sa poche…y compris, ceux que l’on appelait, les hauts responsables de l’Etat.. Des assiettes pour ériger des immeubles de grand- standing, estimées à 110 milliards, à 90 milliards et à 65 milliards pour le moins cher, en monnaie locales, octroyées à Mister El Bouchi.. Pour ceux qui l’encourageaient dans ses folles aventures, ils étaient, seulement, ou peut-être naïvement, en train, d’encourager un investisseur au service du développement du pays …Justement, depuis l’avènement du pluralisme et de ce que l’on appelait l’économie du marché et la liberté d’initiative économique, l’on avait jamais, pensé à mettre une ligne de démarcation, claire et lisible, pour tout le monde, entre ce qui est investissement dans les règles de l’art et selon les normes en vigueur et ce qui est vol et rapine, pratiqués sous forme d’investissements ou sous la soutane de l’investissement…
Et, c’est normal, dans un Etat où le droit n’existe que sur le papier. Où, également, le droit est, avant tout, piétiné par ceux qui sont sensés le protéger. Voilà, en fin de compte, une bonne vingtaine d’années, de l’Histoire du pays, est passée dans la tromperie et le bluff…le hic, c’est qu’en Algérie, il n’existe pas un seul El Bouchi. Si c’était le cas, cela aurait été moins grave et les choses auraient été réglées, sans grandes peines…Nous sommes, en face, d’un sérieux phénomène, à dimension nationale, avec des ramifications à l’étranger. Il faudrait des années pour cerner tous les problèmes et mettre en exergue toutes les affaires de corruption, de détournement, et de trafic, issus de cette ruée vers l’or du peuple, ayant, pratiquement, une vingtaine d’années d’existence.

À propos A. BenAbdellah

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