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Pôle & Mic : Apocalypse éducative

Sa compagne ouverte au dialogue esquisse les métastases qui balayèrent t les harpes et les roses de tout questionnement laissant place à la fatalité qui fait un sprint pour être au rendez-vous avec la nonchalance psychique. Pour Selma, la pensée, même dans les pays émancipés, ne ressemble plus à ce ciel qui fait déambuler la culture du débat, mais bien au contraire elle s’inscrit dans la prolixité cinglante du fanatisme du marché qui n’est que «la pornographie du temps présent». Avant de passer à autre chose elle s’adressa à ses amies et collègues: avouez que je vous lasse avec mes complaintes amères, demain jour fatidique ou salvateur elle ajoutera qui lui serait insupportable de se laisser dominer par la foudre fanatique, suivre ses caprices et attendre immobile faisant des constats qui la ligotent dans l’ombre de l’impuissancialisme. De bon matin, Lynda déambulait dans le boulevard Hausman fleuri de multitudes rose, elle rêva d’un printemps théorique qui peut arriver dans ce milieu contraint. Elle admira des concepts semblables à des pétales qui voltigent pendant sa marche sur cette avenue, en se se laissant envouter par le parfum du bonheur que dégageait cette réflexion esquisse. Comme à l’accoutumée, le directeur présida la séance et Selma était sur le qui-vive pour démonter l’artifice salafiste en rétorquant «excusez-moi, je suis de caractère emportée et vindicative, je veux sensualiser mon « je »est ce qu’on sera puni si on laisse de côté «ce fanatisme» qui nous laisse vagabonder comme des détritus jonchant le sol . En guise d’ironie, elle répliqua j’avoue je suis une sale bête de l’autonomie, je vous conjure mais mon étudiant master philosophie ne commence pas son mémoire avec un précepte dogmatique. Devant la faiblesse de l’orgueil réflexif qui n’arrivait pas à chasser les dogmatismes, Hakim ironisa en faisant savoir que bon nombre d’enseignants obéissaient aux ordres de l’écrivain guérisseur de la féminité «liquide» qui est admiré tant à l’intérieure qu’à l’extérieur. Selma n’avait pas sa langue dans sa poche. Elle tentera d’expliquer que ce roman est harmonisant a bien des égards, mais qu’elles ne se fond pas dans des rapports d’identification infantilisant, elle ne totémise pas elle interpelle le directeur et lui dit : vous avez soulevé l’argument de l’écrivain avec pointe d’ironie, ne serait-il pas logique de commencer par une déconstruction primaire qui consiste à favoriser le « je » comme parcelle d’autonomie et d’originalité en luttant contre cette islamisation salafiste qui aseptise la réalité de l’enseignement philosophique . Enfin excusez ma bêtise à vouloir évoquer cet enseignement freudien que les deux fanatismes vampirisent. Le souffle du désir réflexif germait dans le cerveau des amis de Selma;la jouissance de cogitation attisait la simple volonté de communiquer. Pour la minorité, le dialogue de communiquer était le moyen de lutter contre les lamentations d’usage ;ainsi elles tentèrent de contourner ces dernières -ci en priant leurs collègues de faire un exposé sur « Zabor »roman de Kamel Daoud. Selma reprit son souffle passa les mains dans sa chevelure bouclée et donna son accord pour la présentation du roman. Suite à cette rencontre littéraire, Lynda proposa à son amie de prendre un café ensemble, ce moment pourrait leur apporter du réconfort avec ses petites douceurs ; comme on dit des cafés fumants laissant échapper des arômes enivrants d’échanges fructueux. Le café est très bien décoré et égayé par le gazouillement d’oiseaux heureux. En savourant son chocolat, Lynda esquissa un sourire et expliqua à Selma le motif de son agacement par rapport à Freud pour qui elle accorde une place importante, ce penseur pervers tant décrié par les philosophes. Selma la laissa terminer sa phrase ensuite rétorqua : tu sais ma chère ,le virus médiatique ne nous emmène pas à l’hôpital mais il agit sur nous ma belle !Le bug mental a de beaux jours devant lui. La guerre sublimée de la couverture médiatique est devitalisée de son sens critique et nécessite des nerfs solides .

À propos B. Nadir

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