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Béjaïa : Le CET de Sidi Boudrahem rouvert

Après une fermeture qui a durée presque une année, le Centre d’enfouissement technique (CET), implanté à Sidi Boudrahem, dans la commune de Oued Ghir, a été finalement rouvert au grand bonheur des communes de la wilaya de Béjaia. En effet, ce CET a été fermé en juillet 2018 après la visite de Mme Fatma-Zohra Zerouati, ministre de l’Environnement et des Énergies renouvelables, et ce, après avoir écouté les préoccupations et les doléances des citoyens de la commune de Oued Ghir qui se plaignent de la nuisance de ce CET, réalisé sans norme requises. La Ministre a pris, à l’époque cette décision de fermeture, en permettant de mettre en place une unité de traitement de lixiviat et une station de traitement monobloc par osmose-inverse, d’une capacité de 80 m3/jour. C’est chose faite, suite à la décision de la commune de Béjaia qui a dégagé une enveloppe de 17 milliards de centimes pour l’acquisition et l’installation de cet équipement. Suite donc à l’acquisition et l’installation de cet équipement, le président de l’APC de Oued Ghir a pris la décision de la réouverture du CET en ordonnant également, dan ce sillage, la fermeture de la décharge sauvage créée au niveau du nouveau pôle urbain d’Ighzer Ouzarif qui entrave les travaux des VRD, pour l’achèvement du projet de logements AADL. A cela, il faut ajouter la fermeture prochaine de la décharge de Boulimat, qui est une véritable plaie béante pour le tourisme locale, compte tenu de sa périphérie avec la côte ouest de la wilaya. Il convient de rappeler que le centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Boudrahem, a été mis en service en août 2015, pour mettre fin à la décharge communale de Boulimat, sise en amont de la côte Ouest de la commune de Béjaïa. Un centre qui a coûté plus de 25 milliards de centimes au trésor public. La réouverture du CET permettra de soulager, un tant soit peu, les communes de la wilaya, devenues ces dernières années, de véritables dépotoirs à ciel ouvert. Des communes qui vivent des problèmes de pollution, odeurs nauséabondes et fumées que dégagent les ordures des décharges sauvages qui poussent, un peu partout, comme des champignons. Ces décharges publiques, qu’on dit pourtant contrôlées, sont des plaies béantes pour l’environnement où sont déversée quotidiennement des tonnes d’ordures qui dégagent des odeurs nauséabondes en plus des centaines de chiens errants qui gravitent autour ces tonnes d’ordures brûlées dégageant aussi une fumée éparse qui pollue l’air. Les ordures non ramassées jonchent les trottoirs des communes attirants chiens et chats errants, des situations désolantes en cette période caniculaire. La commune d’Akbou a portant inscrit un projet de réalisation d’une déchetterie, mais rien n’est concrétisé. Cette APC, malgré son potentiel économique et sa manne financière importante, bute à plusieurs problèmes. Dans cette région de la Soummam, l’environnement se dégrade de jour en jour, une dégradation visible à travers surtout les décharges sauvages qui pullulent comme des champignons. L’action de l’Etat pour éradiquer ces décharges bute aux blocages et oppositions des citoyens. Ainsi, le programme spécial de mise en place d’une vingtaine de centres d’enfouissements techniques (CET), à travers la wilaya de Béjaia, qui devaient être réalisés, sont pour la plupart bloqués à cause des citoyens qui s’opposent à leurs implantations. «Ce sont des citoyens qui s’opposent à leurs implantations», apprend-on de la wilaya, en nous citant la région de la vallée de la Soummam où plusieurs centres sont bloqués par les oppositions de citoyens. Portant, nous précise notre source, ces centres ne sont d’aucune nuisibilité pour la santé du citoyen et sont d’un apport considérable pour la sauvegarde de l’environnement. Les associations de cette région ont déjà tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de l’environnement en alertant sur d’éventuels cas de maladies. Ces associations s’adressent aussi aux citoyens pour un peu de civisme «car le citoyen joue un rôle très négatif dans la protection de l’environnement, on jette n’importe où et personne ne pense à créer son avenir dans la propreté», se désole-t-on encore.

À propos Hocine Smaâli

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