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Point de Vue : Le temps n’est plus pour dire, c’est pour faire

«Il y a urgence à parvenir à un accord politique global», avait annoncé l’ex diplomate algérien Abdelaziz Rahabi.. Homme politique très médiatisé et qui a su se démarquer par quelques positions vis à vis de la crise qui secoue le pays depuis plus de quatre mois. A propos, Mr Rahabi n’a rien inventé de nouveau. Il y a, certes, une crise profonde, peut-être multidimensionnelle, très vulnérable à de possibles dérapages qui pourraient s’avérer fatals. Tout le monde partage avec Mr Rahabi les mêmes points de vue et les mêmes préoccupations, quant à la potentialité des  » conséquences imprévisibles « , planant sur nos têtes. Donc, il n’y a point d’autres alternatives. Il faut, cependant, agir convenablement et vite. L’ANP, les appareils de sécurité, le gouvernement provisoire, ont jusqu’à maintenant gagné, héroïquement, le pari de la stabilité et de la sécurité du pays. Mais, le politique, c’est aux politiciens qu’il devrait, normalement, revenir. C’est pratiquement le rôle des partis politiques, des associations de la société civile, les personnalités les plus influentes du pays, probes et de réputations irréprochables, n’ayant, jamais été impliquées dans des affaires douteuses. Pour certaines tendances, la priorité serait d’entamer, d’abord les présidentielles pour passer aux autres étapes de la reconstruction de l’Etat algérien. Pour nous, en revanche, la priorité serait d’organiser, d’abord, une Assemblée Constituante qui aura pour mission cardinale la  » confection  » d’une Constitution républicaine, répondant aux préoccupations d’une seconde république,qui aurait fait table rase de tout un passé qui fera, désormais, partie de l’Histoire avec ses avantages et ses inconvénients. C’est sous l’ombre de cette nouvelle constitution, que l’on va élire un président de la république, et sous sa bénédiction que l’on va mettre en place les autres Institutions du futur état algérien, actuellement en gestation.. L’actuelle Constitution est caduque et ne saurait répondre aux attentes, aux nouvelles attentes… des attentes ayant les yeux et les aspirations fixées sur l’avenir…un avenir plein de promesses, d’espérances et d’optimisme.. Un avenir où il n’y aura plus de place pour les têtes maffieuses qui ont pris en otages tout un pays pendant une bonne vingtaine d’années. Ces têtes maudites qui sont quotidiennement damnées et dénoncées par toute une nation de 40 millions d’habitants. C’est justement, sur la base des expériences passées, notamment les échecs essuyés, que nous allons apprendre à mettre en place un nouvel Etat droit, fort par ses instituions, ses lois et sa justice, tel que nous l’avons toujours rêvé.

À propos A. BenAbdellah

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