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Projet film documentaire ARTE / INA : L’Algérie et le reste du monde

La chaîne franco-allemande ARTE et l’INA ont été présents au «SUNNY SIDE OF THE DOC» de La Rochelle (Rendez-vous international des professionnels du film documentaire). Le Sunny Side of the Doc est dédié aux films documentaires et programmes factuels dans le but de promouvoir la coproduction et faciliter les relations commerciales) du 24 au 27 juin 2019, un projet intitulé «L’Algérie et le reste du monde» le film en cours de production par le réalisateur algérien Malek BENSMAIL avec l’enthousiasme du producteur français Gérald Collas ( INA) et la chaîne ARTE,s’avère prometteur, d’autant plus que la situation de l’Algérie est en pleine mutation de nos jours. L’intéressement que porte la chaîne ARTE à l’Algérie, demeure lié à la révolution populaire profonde. Ce fameux « HIRAK » (mouvement populaire) qui au-delà du rejet du régime, émeut le monde et notamment le milieu audiovisuel. C’est dans ce contexte géopolitique inquiétant que se situe ce documentaire, voulant ainsi donner un nouvel éclairage sur l’Algérie défini comme «le colosse aux pieds d’argile», selon la production. Un paradoxe d’actualité lié à une forme de déception au sein de la population. Dans ce documentaire, il est question de traiter la lucidité du citoyen algérien qui voit les richesses humaines et naturelles du pays et de l’autre l’incapacité de ses dirigeants à les gérer. Il est aussi question de décrypter les manifestations actuelles qui ont un écho dans l’ensemble du monde arabe. La lutte contre la corruption des élites devient une vraie thématique transnationale… la thématique documentaire sur «L’Algérie et le reste du monde» est selon la production décrite comme suit: Depuis les révoltes arabes de 2011, les voisins d’Alger ont connu des situations diverses: turbulences sociopolitiques des transitions démocratiques, voire, parfois, effondrement des États. Perçu de l’extérieur comme un «colosse aux pieds d’argile», l’Algérie se voyait, au contraire, comme un «îlot de stabilité». Cette stabilité du régime algérien arrangeait beaucoup de monde à l’extérieur du pays. L’Algérie est un gros fournisseur d’hydrocarbures. Surtout, c’est un des principaux acteurs de la lutte contre le terrorisme islamiste et un régulateur des mouvements migratoires. Ses partenaires ont intérêt à ce que les changements politiques à venir ne bouleversent pas les relations en la matière. Parmi les partenaires qui s’inquiètent de la situation algérienne, il y a l’Europe. L’Algérie contribue à son indépendance vis à vis du gaz russe. Déterminée par l’héritage de la diplomatie de l’après-indépendance, par le repliement contraint de la période de guerre civile (1990-2005), la diplomatie algérienne n’a eu de cesse de se redéfinir face à un monde qui change. Le bouleversement de son environnement proche (Libye, Tunisie, Sahel, Maroc…) ou plus lointain (Proche-Orient) a mis en cause directement sa sécurité, au moment même où la rente pétrolière était sur le déclin. Selon la production, le film ira aussi à la rencontre de diplomates, de responsables politiques et industriels algériens, mais aussi arabes, européens, américains russes et chinois qui ont vécu toutes ces périodes de bouleversements géopolitiques et économiques afin de mieux comprendre où en est l’Algérie dans son rapport au monde. Braquant ainsi ses rayons sur les enjeux imminents de nos sociétés, le SUNNY SIDE inspire auteurs, réalisateurs et producteurs venus nombreux, et parfois de loin : Canada, Chine, Japon, Royaume-Uni, Belgique, Allemagne. De leur côté, les chaînes accordent une place croissante aux documentaires, que ce soit en diffusion linéaire, c’est-à-dire à la télévision, ou non linéaire, sur tout autre écran. Un documentaire de 52 minutes à suivre dans tous ses bouleversements, car il y en aura sûrement !

À propos Karim TRARI

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