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Point de Vue : Corruption Phénomène politico social…

«Un dictateur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine, en réalité, entre de nombreux sous dictateurs anonymes et irresponsables, dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables» Gustave Le BON.

En Algérie la corruption n’est pas limitée à des cas épars qui se pratiquent ça et là, dans une discrétion totale et dans une anxieuse crainte d’être pris et sévèrement sanctionné. Et bien, ce fut un temps où, chez nous, c’est à dire en Algérie, la corruption se pratiquait au grand jour et sans la moindre inquiétude. Et même si tu es pris la main dans le porte –feuilles, en train de donner ou bien d’encaisser la pactole c’est avec le même procédé, c’est-à-dire, la corruption, que tu vas être relâché ou acquitté. Donc la corruption s’est toujours érigée en système, gérant les relations politico sociales, entre citoyens ou entre gouverneurs et gouvernés ..Seulement, la corruption se divise, en «castes». Il y a la corruption de gros calibre de type Ouyahia-Sellal-Bouchareb-Saïd, qui se pratique la plus part du temps en devises, notamment en Euros ou en Dollars. Il y a également la corruption de calibre moyen qui se pratique dans les administrations centrales et locales, APN, Sénat, wilaya, APW Daïra, APC, Cours d’appel, tribunaux, etc… C’est ce que l’on appelle «la chkara», qui se manifeste grandement et presque officiellement, lors des batailles électorales. Enfin, et au plus bas de l’échelle, c’est la «petite corruption». Ce sont les 500 da que l’on doit, impérativement verser à l’agent de sécurité, ou un quelconque agent d’administration pour «faire vite» avec un papier administratif, urgent et nécessaire. Donc, chaque caste sociopolitique a son modèle de corruption correspondant au rang politique qu’elle occupe. Ce qui se passe maintenant, avec cette opération judiciaire de grande envergure, qui s’est rabattu contre les principaux «foyers» de la corruption, notamment, celle ayant des retombées politiques dangereuses, sur le pays, son avenir et sa souveraineté…Cette opération qui est toujours en marche, est en train de toucher, de plein fouet, les principales personnalités du régime déchu et ayant par le passé occupé des postes de responsabilité névralgique. Même celles qui ne sont pas encore tombées, finiront par tomber avec le temps.. La corruption s’est érigée en système, aussi enchevêtrée et aussi ramifiée, à un point, où il n’est guère aisé de cerner tout le phénomène d’un seul coup. L’on commence par la plus haute et la plus dangereuse, parce qu’elle devrait avoir des ramifications, hors du pays et parfois en connivence avec des puissances étrangères, ne voulant guère du bien pour le pays.

À propos A. BenAbdellah

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