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Point de Vue : Des Cliniques pondeuses d’or

Quand un médecin ou un quelconque spécialiste dans une discipline médicinale pense à fonder un cabinet médical ou une clinique, ça devrait être, normalement, dans le but d’aider ses semblables dans l’humanité, peu importe leurs races, leurs cultures ou leurs croyances, à se soulager leurs souffrances… De toute évidence, l’argent et la contrepartie pécuniaire ou de toute autre nature, ça vient de soi. Puisque et par respect aux lois de la nature régissant les sociétés humaines et les échanges entre humains, rien ne se fait sans contrepartie. Cependant, les choses risquent de virer vers le contre naturel et de toute évidence, contre le bon sens, lorsque l’on pense à créer des cabinets médicaux, ou des cliniques, dans un but purement lucratif. Disons-le même, franchement, lorsque l’on rêve de devenir un jour médecin avec l’intention de le devenir, juste parce que l’on avait, une fois, entendu dire qu’un médecin touche bien et socialement, il est bien placé et bien considéré. Oui, bien sûr, dites -vous, pourquoi ce radotage idéaliste, dépourvu du sel de la réalité et qui n’a plus de place, que chez les philosophes idéalistes de la morale. Une morale qui n’est plus ajustée aux mentalités trop réalistes de nos jours. Laissons donc ces prêchi-prêcha moralisants et ces spéculations vagues de côté et parlons, terre à terre !! Une question ? Comment pourrait-on apprécier à sa juste valeur le travail que font les établissements sanitaires privés ? Bien sûr, tels un avocat, un cabinet médical ou une clinique spécialisée, ne sont pas assignés à donner des comptes des résultats sur un travail rémunéré : des traitements, des soins ordinaires des interventions chirurgicales. Dire autrement : le rétablissement n’est pas une finalité garantie. Pour être plus clair, sur ce sujet, qui reste à moitié opaque, pour quelqu’un qui n’a pas encore, en ses possessions, tous les tenants et les aboutissants sur ce créneau, qui n’est, pour être plus sincère, pas très loin de ce qui se passe, dans le monde mystérieux de la pharmacie et des médicaments (dont nous avons déjà soulevé la question, il y a quelques jours, dans une précédente chronique). La question des cliniques ou des cabinets privés à l’instar de celles des pharmacies privées – producteurs, importateurs, distributeurs, ou pharmaciens tout court- agissent dans un Etat où malheureusement l’Etat n’existait que théoriquement.. Du moins pendant le période du grand vide, ayant précédé le soulèvement populaire du hirak et le déclenchement des grandes purges politico judiciaires. Quand l’Etat n’existe pas, c’est l’occasion pour que tout le monde, y compris les pratiquants de la santé, de se transformer en affairistes et les cliniques en mines d’or.

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