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Grande mobilisation pour le retour du petit Karim: «Mon fils kidnappé à Dubaï»!

De tout temps, on a constamment palabré sur une soi-disant solidarité des Etats arabes, et sur le mythe de leur attachement à l’idée fictive d’une grande et unique nation. Voici une affaire qui jette complètement à terre toutes les déclarations pompeuses et met à nu tous les slogans creux claironnés lors des circonstances de célébrations hypocrites, de la grande comédie de la fraternité arabe. Jugez-en: Un enfant algérien de 02 ans a été enlevé par sa mère palestinienne de nationalité jordanienne à Dubaï, pays où il séjournait avec son père M.B. pour raison de soins médicaux, précisément au centre commercial de la très connue chaîne Al Ghuraïr. Comme dans la parfaite tradition du gangstérisme international, cette personne a fait appel à des hommes de main qui ont profité d’une courte absence du père occupé à des achats, pour commettre dans une aire de jeux même, cet acte abject qui relève du pur banditisme, l’arrachant littéralement des bras de sa nourrice sous la garde de laquelle l’avait laissé son père, ignorant pleurs et hurlements. Pour rappeler les faits, signalons que le père a obtenu la garde de l’enfant au terme d’une procédure de divorce, sentenciée dans un jugement définitif rendu par la Cour de Tipaza, qui a aussi condamné la mère à une peine cumulée de 66 mois de prison ferme, remboursement de tous les frais procéduriers et paiement du dinar symbolique, pour délit répété de non présentation d’enfant. Sous le poids de toutes ces condamnations, elle fait naturellement l’objet d’un mandat d’arrêt. Dans un total désarroi, le père a entrepris des démarches incessantes auprès de tous les responsables sécuritaires et judiciaires concernés de ce pays «frère»: le chef de la police, le chef de justice des affaires personnelles, le chef des procureurs, le procureur général, le directeur de la Cour de Dubaï, le directeur de la Cour royale. Il a également saisi le consul général ainsi que l’ambassadeur d’Algérie dans cet Emirat qui, à leur tour, ont contacté par courrier officiel le ministère des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis. Ce fut peine perdue, aucune considération à l’endroit de deux représentations diplomatiques de l’Etat algérien. Dans ce contexte, rappelons que l’Algérie et l’Etat des Emirats Arabes Unis ont signé une convention bilatérale relative à la coopération judiciaire, aux notifications, aux commissions rogatoires, à l’exécution des jugements et à l’extradition. De ce fait, l’arrêt rendu par la Cour de Tipaza prend une force exécutoire à Dubaï. Malheureusement, la procédure d’exequatur mise en action par le biais de l’avocat émirati du plaignant n’a jamais connu d’aboutissement, pire: a été étouffée sous les innombrables embûches dressées par ceux-là mêmes qui sont censés veiller à l’application des lois dans leur pays, et a fortiori lorsque celles-ci découlent d’un accord international. De surcroît, bien qu’un arrêt du tribunal d’instance de Dubaï ait prononcé une décision d’interdiction de sortie du territoire concernant l’enfant, celui-ci a quand même été emmené à l’étranger par sa mère, grâce à un jeu de complicités orchestrées et financées par son oncle maternel, richissime homme d’affaire également palestinien de nationalité américaine, qui est le pourvoyeur des fonds ayant permis d’exécuter l’opération criminelle de l’enlèvement. Cette histoire invraisemblable vient nous démontrer crûment le peu de respect que témoignent ce petit Etat et ses roitelets, envers l’Algérie et ô suprême offense… à son système judiciaire lui-même ! Le peu de cas qu’ils font d’un accord international bilatéral signé et ratifié par les deux pays, confirme si besoin en était encore, le destin commun chimérique du monde arabe, mu uniquement, n’y soyons pas dupes, par les intimations implacables de l’égoïsme et de l’argent. Cette péripétie ne manque pas de soulever une interrogation lancinante: qu’en serait-il s’il était arrivé la même mésaventure à l’un de leurs émirs sur le sol algérien ? Gageons que nous aurions eu droit à un ballet d’avions déversant continuellement des quidams enturbannés sur nos aéroports, assaillant sans répit nos institutions officielles et poussant des cris d’orfraie pour crime de lèse-majesté.

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