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Point de Vue : L’insaisissable marché des médicaments

Qui, parmi vous, pourrait prétendre connaître comment fonctionne l’imperceptible marché des médicaments en Algérie ? Ce ne sont pas uniquement des tonnes de médicaments qui sont produits et vendus aux gens souffrants mais, également et en parallèle, ce sont des milliards en monnaie nationale et en devises qui tournent dans un infernal circuit, mi – officiel mi officieux…le marché des médicament, ce ne sont pas des officines du coin, chez lesquelles l’on s’adresse pour s’approvisionner en remèdes nécessaire. Ce sont également des intérêts qu’il ne faut pas approcher où loin des yeux, des concurrences impitoyables, qui se pratiquent avec ou sans la moindre honnêteté. En Algérie, quatre grands et déterminants éléments maîtrisent le marché du médicament : On a d’abord l’Etat par le truchement de ses départements administratifs, chargés de la gestion juridique, organique et fonctionnelle de la santé publique et de facto des médicaments. Ensuite, nous avons les gros fabricants et distributeurs publics et privés et c’est là que se traitent les plus juteuses voire les plus douteuses affaires des médicaments. Ici, le médicament devient par la force des choses, une source de gain et non une source de soulagement, humainement parlant. En troisième position viennent les établissements hospitaliers, publics et privés. Ce sont à vrai dire, les plus gros consommateurs du médicament. Parfois, lorsque les responsables de ces établissements désirent plonger dans le pétrin des affaires, il y a de quoi siroter de l’argent sale. En dernière position, viennent les firmes internationales, notamment les labos français…pour ces derniers, le marché algérien, avec ses 40 millions de  » malades « , serait le plus important marché pour faire écouler une production médicamenteuse effrénées. Pour eux, il n’est pas question que les algériens encore,  » immatures  » fabriquent les médicaments tous seuls…c’est très dangereux pour eux !! Une guerre secrète s’est déclenchée entre labos algériens et français…l’on fait recours aux campagnes de discréditation, en vue de rompre le cordon de confiance et de crédibilité. Les grands perdants dans toute cette guerre sont, d’abord l’Etat qui continue à débourser les milliards de dinars afin d’assurer une prise en charge plus ou moins totale de la couverture médicale du citoyen, (assurance maladie, gratuité des soins) sans parler, de toute évidence, des prises en charge vers l’étranger qui se payent en devises. Ensuite, il y a le citoyen désemparé, ne sachant à quel saint se vouer. Le marché du médicament avec ses prolongements purement lucratifs, est un monde qui n’est pas facile, à en explorer les tortueux méandres et les abysses les plus invisibles. Il n y a pas si longtemps, l’on avait vendu le Skeacole un collyre unodose, médicament à 650 DA, une gélule de quelques grammes, alors que son prix officiel est trois fois moins du prix réel… qui en est responsable ?

À propos A. BenAbdellah

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