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Après la désignation de son nouveau SG : L’UGTA fera-t-elle sa mue?

Les travaux du 13ème congrès des syndicalistes de la Centrale syndicale ont été clôturés tard dans la soirée de vendredi dernier, après un plébiscite inattendu et qui a surtout surpris tous les syndicalistes congressistes des fédérations pour le choix du nouveau SG, en l’occurrence, Salim Labatcha, pour présider aux destinées de l’UGTA pour un mandat de 05 ans. Ceci est arrivé après que l’ex-SG Sidi Saïd ait annoncé, sous la pression du Hirak, son intention d’écourter son mandat qui expire en janvier 2020 après 22 ans passés au sein de la Centrale suite à l’assassinat de feu Abdelhak Benhamouda en février 1997. Le nouveau locataire de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) n’a pas eu l’effet escompté et a été par contre hué par les syndicalistes du transport de l’ouest du pays, selon M. Rabah que nous avons rencontré dans les coulisses du CIC au club des pins à l’ouest d’Alger. Le nouveau SG de l’UGTA a été élu donc lors de ce 13ème Congrès de la Centrale syndicale qui a vu la participation de plus de 500 délégués représentant les différentes structures de l’Union à travers les wilayas, dont des représentants des fédérations nationales des différents secteurs professionnels et le boycott de 04 fédérations qui ont refusé de prendre part à ce rendez-vous. Salim Labatcha qui est titulaire d’un diplôme universitaire en informatique, était Secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs de l’agroalimentaire (FNTA) depuis 2011. Labatcha a occupé plusieurs responsabilités syndicales depuis qu’il a débuté son action dans les années 1990. Selon les avis des uns et des autres mais surtout des observateurs très au fait de l’évolution de l’UGTA, Salim Labatcha, le nouveau patron de l’ UGTA a été élu avec 99,9 % des voix. Il remplace ainsi Abdelamdjid Sidi Saïd, secrétaire général depuis 1997 de l’ancien syndicat unique et seule organisation syndicale considérée comme représentative par les autorités algériennes. Sidi Said qui ne s’est pas porté candidat, était contesté par les travailleurs car il a longtemps été l’un des défenseurs les plus enthousiastes d’Abdelaziz Bouteflika. Il fut des mois durant, au côté de la principale organisation patronale, l’un des principaux meneurs des partisans d’un 5ème mandat de Bouteflika, perspective qui a fait descendre des milliers d’Algériens dans la rue. Mais, comme d’autres piliers du régime, il a lâché Bouteflika en ralliant la proposition de l’armée de lancer un processus constitutionnel pour l’écarter du pouvoir.

À propos Nadira FOUDAD

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