Accueil » Chronique » Pôle & Mic : La réponse !

Pôle & Mic : La réponse !

Gaïd Salah a, dans son dernier message, été clair au sujet des présidentielles. Il ne veut pas de transition. Il affiche une peur «bleue» quant à la transition. Il n’a pas été tendre avec ceux qui appellent à une transition. Et pourtant, le Hirak ne veut pas d’élections avec les «3 B». La société civile comme une grande partie de l’opposition ou de la classe politique a aussi été claire et ne veut pas aussitôt de présidentielles. La société civile comme la classe politique ont approuvé le dialogue et ont fait un grand pas pour cette initiative où de nombreux acteurs politiques ont fini par faire des concessions quant à la question de la constituante et autres. Au final, on se retrouve au point de départ rappelant l’après Bouteflika et l’installation de Bensalah où Gaïd Salah était intransigeant sur sa démarche de se conformer à la Constitution. Donc, chaque partie campe sur ses positions. Le départ de Bédoui et de Bensalah est un point de non-retour tant pour le Hirak que la société civile ou la classe politique. Gaïd veut des présidentielles dans le plus bref délai. Et tout laisse prévoir que Bensalah annoncera bientôt la date de la tenue des présidentielles. Ça serait la fin octobre, la date la plus indiquée. D’ici octobre, peu de choses pourraient arriver même si d’autres personnalités ou hommes d’affaires seraient traînés devant la justice. Déjà, l’incarcération de Ouyahia, l’homme le plus détesté du système, n’a pas suffi à calmer la rue. La rue continue de gronder. Le Hirak veut des actes en vue d’une rupture avec le système et les slogans se radicalisent de plus en plus. Déjà, qui va représenter le pouvoir lors de la conférence de dialogue puisque la partie adverse ne veut pas discuter ou dialoguer ni avec Bensalah, ni avec Bédoui et encore moins avec les présidents des deux chambres même si Gaïd Salah donnera son accord pour une commission indépendante de surveillance et de suivi des élections. Le pouvoir n’irait pas à s’aventurer à fixer une date pour les présidentielles au risque d’enflammer la rue. En somme, le pays est en crise !

À propos B. Nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*