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17ème vendredi de marches pacifistes : Le Hirak savoure sa victoire

Incontestablement et au vu de l’accélération des événements qui ont marqué cette fin de semaine par la mise en détention préventive des deux ex-Premiers ministres Ouyahia et Sellal, les Algériens ont vécu un mouvement de dimension, national, dans ce 17ème vendredi pour applaudir ces événements. Une fin de semaine sans précédent qui, nul doute, rentrera dans les annales de l’Algérie qui continue de surprendre ses adversaires qui avaient parié sur l’effusion du sang.
Des discrétions après des discussions à bâtons rompus au niveau des alentours de la Chambre basse, certains nous ont fait part de l’état de santé d’Ahmed Ouyahia à son entrée à la tristement célèbre prison d’El Harrach, jeudi dernier, où il aurait succombé à deux reprises à son incarcération. Les indiscrétions ont aussi fait état de la réaction de Abdelmalek Sellal qui se serait effondré après son incarcération au niveau de la prison d’El Harrach où séjournent déjà Rabrab, Haddad, Kouninef et les autres. Tous les manifestants scandaient, hier, au niveau de la rue Abane Ramdane, jouxtant le tribunal de première instance Sidi M’Hamed, des slogans demandant simplement et purement le départ de ceux qui restent du symbole des hommes du pouvoir de l’ex-président Bouteflika. Le slogan «Tatnhaw gaa» et «Djeich-Chaâb, khaoua khaoua» sont revenus en force, hier, tel un leitmotiv dans les cris de désespoir des protestataires qui marchaient depuis la place des Martyrs vers la grande poste depuis le 22 février dernier. Rappelons que le juge d’instruction près la Cour suprême a ordonné, jeudi, le placement de l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en détention provisoire à la prison d’El Harrach à Alger, a-t-on appris auprès de la Cour suprême. L’ancien chef de l’exécutif a été entendu par le juge d’instruction près la Cour suprême dans des affaires concernant la dilapidation des deniers publics, d’abus de fonction et d’octroi d’indus privilèges. Alors ce qui n’était que supputations vient d’être concrétisé par l’incarcération de l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui a été placé en détention provisoire à la prison d’El Harrach, alors que l’ex-ministre des Travaux publics, Abdelghani Zaâlane, a été placé sous contrôle judiciaire après avoir été auditionné dans des affaires liées à la corruption. La vox populi s’est indignée, hier, sur cette mesure applicable à l’ex-ministre du Transport et des Travaux publics, ex-directeur de campagne pour un 5ème mandat du président déchu par le Hirak, Abdelaziz Bouteflika et qui est Abdelghani Zaâlane.

À propos Nadira FOUDAD

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