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Pôle & Mic : Au suivant !

L’arrestation et la mise en détention provisoire de deux ex chefs du gouvernement et d’un ministre seront gravées dans la mémoire de tous les Algériens. Les deux anciens premiers ministres étaient de sérieux candidats à la succession de Bouteflika, Sellal était un cadre du FLN et Ouyahia le boss du RND. Ils sont encore innocents tant que le procès n’a pas eu lieu, mais leur « emprisonnement » a engendré de la « joie » chez le citoyen, surtout de Ouyahia, le mal aimé des Algériens qui a été à l’origine de la dissolution de plusieurs entreprises nationales et l’emprisonnement des cadres injustement incarcérés durant les années 90. Sellal, chef de campagne de Bouteflika à deux reprises, était connu pour ses sorties « spectaculaires » et sa façon de « faire rire » tout en « cachant » au citoyen que le pays est en crise économique. Pour des observateurs, cette procédure est le résultat de la pression des vendredis où les manifestants ne cessaient de demander une lutte intense et effective contre la corruption contre les hommes d’affaires, oligarques et des figures du système. Gaïd Salah, le responsable militaire qui a juré d’accompagner le Hirak, était « obligé » de « livrer » directement deux figures emblématiques du système avec l’espoir de lancer le dialogue après l’échec de la tenue des présidentielles en juillet. D’autres têtes tomberont certainement. Pour le simple citoyen, d’autres suivront car estimant que la corruption a touché tous les secteurs et « peu » de responsables à tous les niveaux sont en dessous de tout soupçon, car les bandes de mafia ou « El issabat » nommaient leurs pions dans les administrations, daïras, wilaya, directions locales et APC pour les servir. A ce rythme, la justice pourrait inculper des milliers de cadres et une centaine entre ministres et hauts cadres. Tous ces gens là devront avoir un procès équitable pour être jugés devant des juges compétents et «neutres ». Le scénario de l’Egypte de la chute de Moubarek hante les esprits des militants algériens. Ce qui est certain, les prochains et futurs responsables et élus n’iraient plus à se laisser aller dans la corruption et à se servir et se servir de l’argent du peuple. Les militants et manifestants exigent le départ des « 3 B » pour lancer le dialogue et donner un « sens » à toute cette vague d’arrestation des anciens hommes forts du régime.

À propos B. Nadir

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