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Lancement d’une desserte quotidienne Béjaïa – Alger : Le «CORADIA EL DJAZAIR» rentrera en service à compter du 24 juin

«Le train rapide Coradia El Djazair, reliant Béjaia à Alger, sera mis en service à compter du 24 juin prochain», apprend-on de la Cellule de communication de la wilaya de Béjaia. Le Train Coradia est un train de grandes lignes polyvalent bi-mode (diesel et électrique 25 kv) qui peut circuler à une vitesse de 160 km/h. D’une longueur totale de 110 mètres, le train est composé de six voitures dotées d’une capacité totale de 254 sièges dont 60 en première classe. Il dispose également d’un plancher bas facilitant l’accès et le déplacement à bord en particulier pour les personnes à mobilité réduite. Son aménagement permet d’offrir un confort optimum de voyage. Il convient aussi de signaler que le trafic ferroviaire Béjaïa – Alger est momentanément suspendu, depuis le 10 juin dernier, et ce, jusqu’au 19 du même mois, «pour cause du lancement des travaux d’entretien et de consolidation, au niveau du tunnel de Bouira», apprend-on aussi des responsables du transport ferroviaire de Béjaïa, qui nous précise que «toutefois la ligne Béjaïa – Beni Masour n’est pas concernée par cette suspension». Par ailleurs, les travaux de réhabilitation de la ligne ferroviaire Béjaia- Beni Mansour vont démarrer dans les jours à venir. «L’ordre de service (ODS) pour la reprise des travaux de réhabilitation et modernisation de la ligne ferroviaire Béjaia -Beni Mansour a été déjà remis par le directeur général de l’agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) à l’entreprise COSIDER chargée de réaliser ce projet», apprend-on de la cellule de communication de la wilaya de Béjaia. «Cette décision est prise pour accompagner l’idée et la proposition de Monsieur le wali qui consiste à entamer les travaux au niveau des accès qui ne posent pas de problème afin de gagner du temps», nous indique la même source. Inscrit en 2008 pour un montant de 106 milliards de dinars et pour un délai de réalisation de 60 mois, ce projet bute, depuis son lancement, au problème des oppositions au tracé proposé par les responsables en charge de ce dossier. Actuellement seul un train assure la liaison entre Béjaia et Alger avec une fréquence d’un aller-retour quotidien, ce projet sera d’un grand apport pour toute la vallée de la Soummam, connue pour son dynamisme économique et permettra aussi de développer les lignes ferroviaires avec les autres régions du pays. Un exposé sur ce projet a été déjà présenté par le représentant de l’Anesrif, qui a expliqué que «le dédoublement de la voie actuelle en exploitation et la rectification de son tracé de sorte à mettre en rail, à terme, des trains pouvant rouler jusqu’à 160 km/heure pour les voyageurs et 100 km/heure pour les marchandises». Le tracé est dessiné sur la ligne existante sur un chevauchement de parcours de près de 35 km et le reste, soit 52 km, est prévu sur site vierge, et imposé notamment dans la perspective de la correction des courbes et la mise en place d’ouvrages d’arts (55 unités) et des tunnels (03). La ligne sera électrifiée en 25 Kv/50 Hz, dotée de moyens de signalisation et de télécommunication de pointe et pourvue en nouveaux équipements roulants. Le projet de réhabilitation et de la modernisation de la ligne ferroviaire Béjaia – Beni Mansour a failli être annulé, et ce suite au refus et à l’opposition des citoyens propriétaires des terrains concernés par le passage du tracé de laisser l’entreprise en charge de sa réalisation à entamer les travaux. Ce sont 215 oppositions, dont 115 à Akbou et 60 à Tazmalt, recensées par l’ANESRIF dont des unités de production, implantées dans la zone d’activité de Taharacht à Akbou, touchées aussi par le premier tracé.

À propos Hocine Smaâli

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