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Logement à Mostaganem : La face cachée de la débâcle

A Mostaganem le blocage des axes routiers qui se multiplie ces derniers jours, devient de plus en plus embarrassant. La ville souffre des interminables bouchons à longueur de journée et les conséquences restent à imaginer. Face à une telle situation, on essaiera de disséquer cette nouvelle formule de demande de logement. Durant les quinze dernières années, Mostaganem est une des wilayas du pays qui a bénéficié d’un des plus riche programme d’habitat. Même la comptabilité s’étourdirait des chiffres des logements dans toutes ses formules. Les programmes de logements sociaux, de logements ruraux, de la formules RHP, des logements locatifs ADDL, des logements participatifs, recasement et logements promotionnels privés, n’ont pas été convenablement gérés. Ce n’est pas croyable qu’après toutes ces réalisations il y ait encore des demandeurs de logements. A Mostaganem, le logement est donc une équation à plusieurs inconnues. Faut-il le dire que devant une telle débâcle, routes barrées, manifestations successives, pneus brûlés et asphyxie de l’activité, les pouvoirs publics doivent se remettre en question pour mieux apprendre les leçons. Il serait aussi opportun d’étudier la problématique afin d’apporter des réponses à une conjoncture embarrassante qui prend des dimensions incontrôlables. Des fois, on se questionne si les responsables de l’habitat de la wilaya travaillent sur la base d’études et si ils prennent en considération les maladresses du passé. Quelquefois, on a des doutes car on ne comprend plus les motifs de cette croissance du pourcentage de demandeurs de logements à Mostaganem. Tous les programmes des deux quinquennats n’ont donc pas suffit. Tout porte à croire que la première réponse reste vraisemblablement dans les modalités de gestion et la distribution du parc logement. La seconde serait que la destination Mostaganem est la conséquence collatérale. A Mostaganem, il y a des réseaux qui se sont spécialisés dans la création de bidons villes impatronisant ainsi des familles d’autres wilayas. Le cas de  »Typhus I et Thyfus II sont des exemples assez catégoriques. Aujourd’hui, les bidonvilles continuent à s’instaurer et posent problème. Installer des dizaines de baraques et faire pression sur l’autorité pour l’obtention d’un logement est devenu une intrigue payante. Le programme de résorption de l’habitat précaire a été géré par des pseudo comités de quartier et ils se sont sucrés. Un quart des logements attribués ont été revendus et c’est une réalité même acerbe. Acquérir un logement RPH, le vendre et revenir se reloger dans la même cahote, divorcer de madame et redemander un logement, mais cette fois-ci au nom de l’épouse. Une fois le second logement acquis on se remarie… C’est trop astucieux car cela ne se passe nullement ailleurs sauf à Mostaganem. Les programmes LSP et LPA n’ont pas été non plus correctement distribués car les critères d’acquisition ont été tout à fait flous. La conséquence d’une telle politique a fait qu’à Mostaganem des centaines de gens non résidents, des ressortissants, algériens vivant en Europe ont bénéficié d’un logement pour vacances. Tous nous savons que bon nombre de logements resteront fermés juste après la saison estivale. Cette triste histoire a commencé avec la cité Sidi Lakhdar Benkhelouf à la Salamandre. Aujourd’hui, la crise est là et cause beaucoup de désagréments. Ce qui est inconcevable, c’est le laisser faire des pouvoirs publics et on ne peut pas incriminer tel ou tel responsable mais on relève l’indolence de tous ceux qui n’ont aucune vision dans la gestion des dossiers. Au moment où on travaille sur le projet de Mostaganem destination touristique, on se trouve coincés à gérer l’informel, les bidons ville et tous les autres tourments.

À propos Charef Kassous

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