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Période estivale 2019 et bacs à ordures «localisables» : L’appel des communes littorales sera-t-il entendu ?

Sans cesse, le besoin en bacs à ordures en période estivale tel qu’exprimé par des mouvements associatifs et des comités de quartier dans différentes communes, se fait, de plus en plus, persistant. Un besoin voire une nécessité à laquelle plusieurs communes en avaient fait allusion depuis un certain temps malgré les dotations régulières de la wilaya dans ce domaine afin de satisfaire la demande. Voilà que des comités de quartier s’impliquent et considèrent nécessaire de renforcer davantage les secteur de la collecte en bacs à ordures de dernière génération durant la saison estivale et ce, afin de garantir le service de la collecte et d’éviter la dilapidation et le vol de ces équipements utiles qui entrent dans la préservation des prestations des communes et des Epics de wilaya en tout du service public de traitement de l’environnement local, d’une manière générale. Les bacs à ordures de dernière génération que demandent nombre de comités de quartiers et des citoyens à Oran ainsi que dans d’autres communes notamment littorales, sont de nature d’une part à mettre un terme aux vols et d’autre part de parer au phénomène des dépenses récurrentes dans ces équipements. Pas facilement décollables et résistibles, ces bacs à ordures localisables sont conçus de manière à ce que seuls les agents chargés de la collecte en ont la mainmise. Il y a plus de deux années, un «système numérisé» avait été suggéré par l’Epic Oran Propreté pour concevoir des bacs à ordures «à puces» qui consistent à détecter par la traçabilité «géographiquement» et en «un temps réel» en cas d’acheminement illicite des bacs ou de mauvaise manipulation de ceux-ci. Les services de la wilaya allouent régulièrement et périodiquement les communes qui en expriment le besoin mais il s’avère d’après les appels de comité de quartiers que les quotas sont en deçà de la demande notamment en période estivale où des communes littorales font face à un surplus de production de déchets ménagers.
Les bacs à ordures parfaitement localisables et adaptés à l’environnement sont perçus comme une solution à beaucoup de problèmes, ceci sans évoquer l’autre point noir qui subsiste à savoir les bacs dans un état dégradant. Il est aussi vrai que des efforts sont déployés par les pouvoirs publics locaux et les entreprises prestataires mais tant que les jalons d’un véritable schéma de collecte et une traçabilité ne sont pas posés, ces problèmes peuvent s’éterniser. Ce schéma de collecte ne doit pas se limiter aux quartiers dits «pilotes» mais il doit s’étendre aux quartiers populaires ou paupérisés. Chaque saison estivale, ce sont les mêmes désagréments qui apparaissent. Manque d’hygiène, plagistes et concessionnaires dictant leur loi, anarchie sur les plages, commerce informel… Autant de lacunes qui imposent de redoubler d’efforts et de renforcer en grand nombre les capacités de collecte des déchets ménagers. Il est connu que la production de déchets est passée du simple au double durant le Ramadhan qui coïncide depuis 2008 ou 2009 avec la saison estivale, ce qui oblige les services concernés à chaque fois de redoubler les efforts. A Oran, s’il est enregistré en période normale un tonnage de 2.400 à 3.000 tonnes de déchets ramassés par jour, il n’en demeura pas moins que ce tonnage triple en saison estivale en raison du phénomène du gaspillage touchant certains produits alimentaires tels que le pain.

À propos B.Habib

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