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La justice reprend ses interrogatoires et convoque des hommes du système: Des bombes à retardement?

En dépit de quelques arrestations d’hommes d’affaires alors que d’autres ont pris la fuite dont Abdesselem Bouchouareb, ex-ministre de l’Industrie et Mourad El Eulmi, patron de SOVAC et qui faisaient les choux gras de l’actualité économique et financières, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont comparu librement devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi-M’hamed.
«Pourquoi le juge d’instruction près la cour suprême à Alger a épargné le placement en détention provisoire pour ces deux ex-premiers ministres que sont Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal», se sont indignés, hier, les robes noires. En effet et selon Me Ziari, l’actuel Garde des Sceaux était très proche de l’ex-premier ministre Sellal. Toutefois, l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a comparu pour la seconde fois, dimanche après-midi, devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger, alors qu’une foule nombreuse scandait des slogans hostiles tout au long des artères de cet édifice. Pour rappel, il avait déjà comparu avec l’actuel ministre et ex-gouverneur de la Banque d’Algérie. Beaucoup de zones d’ombres persistent dans ces comparutions et le cas Ouyahia est un puzzle. A-t-il été convoqué en tant que témoin ou impliqué dans des affaires de corruptions qui ont gangrené notre pays? Toutefois, après une période d’accalmie, eu égard au mois sacré du Ramadhan, les convocations, les enquêtes et les comparutions ont repris avec un autre lot de suspects de corruption qui ont fait la pluie et le beau temps dans un pays suffisamment laminé par un pouvoir d’achat des citoyens. C’est le cas du milliardaire qui gère des entreprises de bus et voitures, etc…, Mahieddine Tahkout qui vient d’être placé en détention provisoire.
Cette détention provisoire de l’homme d’affaires, Mahieddine Tahkout et des membres de sa famille, suspectés d’être impliqués dans plusieurs affaires liées à l’obtention d’indus privilèges traduit l’ampleur des dégâts causés par des affaires scabreuses, enrichissement facile, fausses déclarations douanières, fiscalité et autres. L’homme d’affaire Mahieddine Tahkout ainsi que des membres de sa famille ont comparu, dimanche après-midi, devant le tribunal de Sidi-M’hamed dans des affaires liées à l’obtention d’indus privilèges par des cadres de l’Office national des œuvres universitaires (Onou) et du ministère des Transports dans l’affaire liée aux œuvres universitaires ainsi que par des cadres du ministère de l’Industrie et de l’Agence nationale de développement de l’Investissement (ANDI), dans une autre affaire liée à la société CIMA MOTORS. Plusieurs hauts fonctionnaires de ces instances ont comparu à ses côtés. Bien avant, des responsable dont l’actuel ministre des Finances et l’ex-DGSN avaient déjà comparu, avec plusieurs autres dont l’ex-gouverneur à la mi-mai devant le procureur de la République, dans le cadre de la poursuite des enquêtes concernant l’affaire de l’homme d’affaires, Ali Haddad et l’affaire de Cocaïne pour le fils et le chauffeur de Abdelghani Hamel. Depuis plus de deux mois, la Justice s’est mise en branle par la mise en mandat dépôt concernant le trio Saïd Bouteflika, Slimane Tartag et Toufik Medienne. Après une légère pause qui a suscité beaucoup d’interrogations, la justice a convoqué de nombreux responsables dans le cadre d’enquêtes sur des affaires de corruption. De même que devront comparaître devant le dit tribunal, d’autres ministres, hauts responsables et cadres de l’Agence nationale de promotion de l’investissement (ANPI). Plusieurs hauts fonctionnaires de ces instances ont comparu à ses côtés. L’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia et l’ex-wali d’Alger Abdelkader Zoukh ont comparu également devant le tribunal, mais aucune information n’a filtré sur le motif de leur convocation pour savoir, si c’est en tant que mis en cause ou témoins. Depuis plus de deux mois, la Justice a convoqué de nombreux responsables dans le cadre des enquêtes sur des affaires de corruption. Le parquet général près la Cour suprême d’Alger avait entamé le 26 mai dernier, des procédures de poursuite judiciaire de nombre d’anciens membres du gouvernement, dont le dossier a été transmis au Procureur général près la Cour d’Alger, pour « des actes punis par la loi liés à des transactions conclues et des contrats contraires à la réglementation et à la législation en vigueur ».

À propos Nadira FOUDAD

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