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CAF – Corruption: La FIFA avise les autorités françaises

Le premier jour du second mandat de Gianni Infantino, à la tête de la FIFA ne pouvait pas être plus explosif ! Le président du football mondial, qui hier encore, réitérait sa farouche volonté de lutter contre la corruption est servi ! « Toute personne reconnue coupable d’actes illicites ou illégaux n’a pas sa place dans le football» a-t-il déclaré. Son vice-président, le malgache Ahmad Ahmad, a été interpellé ce matin à Paris dans le cadre de l’enquête anti-corruption sur les révélations et la publication par le bihebdomadaire Botola, de documents sur la gestion financière du président de la CAF. Ainsi, l’instance mondiale dans un communiqué de presse « prend note » de cette interpellation et demande aux autorités françaises de lui transmettre « toute information susceptible d’être pertinente pour les enquêtes de sa commission d’éthique. » avant de rappeler la ferme détermination de la FIFA de faire le ménage afin d’éviter les scandales qui l’ont secoués par le passé « La FIFA est maintenant à l’abri des scandales qui ont terni sa réputation et cette même détermination devrait prévaloir dans les instances dirigeantes telles que les Confédérations. La FIFA sera à l’avant-garde pour veiller à ce que cela soit appliqué par toutes les personnes impliquées dans le football », conclut le communiqué.

Ahmad entendu sous le régime de « la garde à vue libre »

Interpellé hier matin par les enquêteurs de l’Office centrale de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclif), le président Ahmad Ahmad, a été interrogé durant plus de 12h. Un interrogatoire sous le régime de la garde à vue libre et non pas en qualité de témoin comme l’avait annoncé le soir même, Constant Omari, 2evice-président de la CAF et membre du Conseil de la FIFA, lors de la réunion des présidents de fédérations africaine. En effet, selon plusieurs sources proches de l’enquête, la « garde à vue libre » est une nouvelle « formule » ou les individus qui bénéficient bien évidement de la préemption d’innocence, sont entendus par les enquêteurs sans être mis en cellule ni entravé. « Il s’agit ni plus ni moins d’une garde à vue, le président de la CAF n’a pas été entendu en tant que témoin, mais sous la garde à vue libre. Il est certes reçu dans un cadre beaucoup plus agréable en plein 8e arrondissement de Paris, avec machine à café et des sièges confortable mais cela reste une garde à vue. Il peut donc être inculpé à n’importe quel moment si les éléments de l’enquête, toujours en cours, le permettent » nous précise un officier de la Police qui a requis l’anonymat. Une affirmation qui expliquerait que le patron du football africain soit interdit de quitter le sol français.

Interdit de quitter le territoire, Ahmad reçoit sa “garde rapprochée”

Le président de la Confédération Africaine de Football, Ahmad Ahmad, a pu regagner sa chambre d’hôtel après une audition de plus de 12h d’audition dans les locaux de l’Office centrale de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclif), dans le très chic 8e arrondissement de Paris. Il a été immédiatement rejoint dans sa chambre par “sa garde rapprochée”. Plusieurs membres du comité exécutif de la CAF, encore présents à Paris lui ont rendu visite dans sa chambre à l’hôtel le Berri. Le 2e et 3e vice-président de la CAF, Constant Omari, (RD Congo), Fawzi Lekjaa (Maroc) ainsi que Hani Abu Rida (Egypte) et son secrétaire général Mouad Hijji (Maroc) et l’autre marocain, Idriss Akki directeur de Lagardère Sport Afrique étaient présents.

La discrète présence de Issa Hayatou

L’ex-président de la CAF, Issa Hayatou, membre d’honneur de la FIFA, a répondu à l’invitation protocolaire de l’instance internationale pour assister au 69e Congrès électif pour le mandat 2019 – 2023 qui est revenu à l’Italo-Suisse Gianni Infantino. Selon un proche du Camerounais, Issa Hayatou aurait préféré passer l’Aïd avec les siens à Garoua et des rumeurs avaient fait état des craintes qu’il éprouverait d’être arrêté par Interpol à la suite d’une plainte déposée par le gouvernement égyptien. Il a été condamné à 24, 5 millions d’amende pour « abus de position dominante ». Tout comme d’ailleurs, l’ex-secrétaire général de la CAF, le Marocain Hicham El Amrani. Le Camerounais très affaibli a préféré faire le voyage de Paris pour faire taire ses détracteurs et a évité les journalistes. Il assistera certainement au coup d’envoi de la Coupe du monde féminine ce vendredi. Ce qui n’est pas le cas de Mohamed Raouraoua, l’ex-gestionnaire de la FAF dont le mandat au sein de la Commission des finances de la FIFA est terminé. Il était bien présent, mais il a fait dans le « m’as-tu vu » sans son journaliste –maison et son cameraman. Les feux de la rampe étaient éteints sur lui et l’UAFA qui est seulement tolérée par la FIFA aurait refusé de les prendre en charge.

Réunion des présidents des fédérations africaine en cours

Les présidents des fédérations africaines encore présents à Paris sont convoqués pour une réunion d’urgence, après l’interpellation du Président de la CAF Ahmad Ahmad, par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclif). Une enquête a été ouverte suite à la publication par le bihebdomadaire algérien Botola de documents montrant comment une entreprise, Tactical Steel, créée quelque mois avant le tournoi avec un capital de 1000€ et détenu par un proche du bras droit du président de la CAF Loic Gerand a hérité d’un contrat d’équipement pour la CHAN 2018 au Maroc, malgré une offre supérieure de 830 000$, par rapport à Puma. Selon les premières indiscrétions, la réunion devrait aboutir à une motion de soutien au Président Ahmad, ce que plusieurs responsables refusent ouvertement. La CAF apparaît ce soir plus que jamais divisée.

À propos N.Benaouda

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