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Selon le Conseil constitutionnel: La présidentielle du 04 juillet «impossible»

Le Conseil Constitutionnel s’est prononcé ce dimanche par le rejet des deux dossiers de candidature déposés, en vue de la présidentielle du 4 juillet 2019, précisant qu’il revient désormais au Chef de l’Etat de convoquer de nouveau le corps électoral. Le Conseil Constitutionnel, réuni samedi, à l’effet de délibérer sur les dossiers de candidature pour l’élection du président de la République, prévu le 4 juillet 2019, s’est prononcé par le rejet des deux dossiers de candidature déposés auprès de lui, en vertu de deux décisions individuelles N°18/D.CC/19 et N°19/D.CC/19 datées du 1er juin 2019, selon le communiqué du Conseil Constitutionnel. Celui-ci précise et toujours dans le sillage des élections présidentielles contestées par le Hirak que cette institution annonce en grandes pompes que ce futur rendez-vous contesté est impossible de le tenir idem pour son organisation. Toutefois, le communiqué précise que considérant dès lors que la Constitution prévoit que la mission essentielle dévolue à celui investi de la charge de chef de l’État est d’organiser l’élection du président de la République, il y a lieu de réunir, poursuit ce communiqué, les conditions adéquates pour l’organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité en vue de préserver les institutions constitutionnelles qui concourent à la réalisation des aspirations du peuple souverain ». Cependant, le chef de l’État, contesté par les millions d’Algériens, à travers leurs marches imposantes, se chargera de la convocation du nouveau corps électoral pour, dit-on, selon les propos de ce communiqué, parachever le processus électoral jusqu’à l’élection d’un nouveau président de la République, en remplacement du président démissionnaire. Cela suppose que Bensalah sera maintenu jusqu’à la prestation de serment du futur président élu. Tous les candidats qui couraient vers le palais du gouvernement, ont vite fait de déchanter sans doute parce qu’incapables de réunir toutes les conditions requises par la loi électorale. Rappelons que 02 candidats seulement se sont précipités pour déposer leur dossier pour postuler à la magistrature suprême, après le retrait de dernière minute des lettres d’intention auprès du ministère de l’Intérieur des deux responsables de partis politiques, ANR et El Moustakbel, pour défaut de réunir les 60.000 signatures requises par la loi électorale. Ceci s’est fait avant l’expiration du délai de dépôt des déclarations de candidature auprès du Conseil Constitutionnel le 26 mai à minuit. Le Conseil Constitutionnel, et aux termes de l’article 141 de la même loi, a statué sur la validité des candidatures à la présidence de la République par décision dans un délai de 10 jours. Si les deux postulants ont été rejetés, cela suppose qu’ils n’ont pas pu se conformer aux dispositions de la loi électorale pour réunir les 600 signatures individuelles d’élus d’Assemblées locales ou parlementaires, repartis au moins à travers les 25 wilayas soit une liste de 60.000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs recueillis à travers les 25 wilayas avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1.500.

À propos Nadira FOUDAD

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