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Plaidoyer au dialogue de Gaid Salah: Le «oui… mais» des hirakistes

Les impressionnantes marches qu’a vécues le pays en ce vendredi, se sont voulues une réponse au dernier message du chef d’État-major qu’est le refus de la période de transition mais OK pour le dialogue mais pas avec les symboles du système «bouteflikien» et qui ne sont autres que Bensalah et Bedoui, respectivement chef d’État et Premier ministre. Le dernier plaidoyer en faveur du dialogue a ouvert la voix aux consultations des uns et des autres, ce qui a permis à nos experts, intellectuels, société civile et autres à jeter les jalons du dialogue en cette période de décantation. Or, il est indéniable de constater le subterfuge qu’utilisent les partis acquis au pouvoir pour applaudir cette proposition du chef d’État-major, au moment où leur pyramide traîne des casseroles après leur convocation par la Cour suprême dont le RND, TAJ, MPA alors que le plus vieux parti oscille entre cadenas ou coup de poing pour réussir la purge du président de la Chambre basse. Certes, le règlement de la crise passe, incontestablement, par la voix du dialogue, s’accordent à dire tous les Algériens qui remarchent inlassablement, encore tous les vendredis y compris le dernier vendredi du mois sacré du Ramadhan sous un soleil de plomb, pour répondre au dernier appel de Gaid Salah que les pions du dialogue ne font pas désormais l’unanimité chez le peuple algérien. Il y va de l’avenir de ce peuple qui trime encore pour se libérer de ses bourreaux qui ont eu à le gérer pendant 20 ans. «Le Hirak doit impérativement désigner des représentants pour des négociations de sortie de crise eu égard à la situation de stand by», nous dit cet expert financier, Noureddine Grimm, car selon lui, cela entraînera inévitablement le pays vers l’inconnu, ne dit-on que de la discussion jaillit la lumière… En tout état de cause, «le Hirak doit maintenir la pression de façon sylmia pour éviter son intrusion par des inconnus». «Le comble de toute cette situation qui n’est pas plus pire que la précédente avec un système éculé et pourquoi», s’interroge-t-il, prétendons-nous être à la croisée des chemins. Or, pour lui, le peuple manifeste du bon sens et de la maturité dans ses revendications et il veut drastiquement rompre avec un pouvoir qui ne répond plus à ses droits et c’est tout à fait normal qu’il soit une diversité, qu’il contienne des sensibilités et des courants de pensée qui sont une richesse avec qui on doit composer désormais dans un seul patrimoine commun : la patrie. Enfin, il conclut qu’il ne faut pas aussi être dans un joug paramétré dans des réflexions d’arrière-garde, en précipitant la démarche du changement. Toutefois, laissons l’expression populaire reconquérir l’espace politique et regagner la citoyenneté à part entière sans aucune appartenance pour en finir avec les dogmes moyenâgeux qui représentent un risque majeur pour la stabilité de notre chère patrie. De son côté, l’expert et conseiller des entreprises Smail Lalmas nous dit qu’il cautionne l’appel au dialogue certes lancé pour la seconde fois par le chef d’État-major depuis la capitale d’Ahhagar pour une sortie de crise mais non pas avec ceux qui prônaient un 5ème mandat pour le président sortant et sans les « B » qui restent. Notre interlocuteur se dit être un modéré et fidèle à sa ligne politique et à ses convictions. Selon ses propos, il se dit partant pour un dialogue avec des partenaires crédibles. Pour lui, il serait inconcevable de se mettre autour d’une table de dialogue dirigée par l’actuel Premier ministre Noureddine Bedoui, Bensalah, Ouyahia, Salhi, Sahli, Bounedjmaâ, Ould Abbès, etc…

À propos Nadira FOUDAD

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