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Point de Vue: Ibrahimi: Retour en grande pompe

Progressivement, Taleb Ibrahimi fait des sorties publiques, de plus en plus fréquentes. Après une éclipse, plus au moins longue de la scène politique, précisément, lors des élections présidentielles de 1999 où il avait l’intention de tenir tête, à cette époque, au candidat du consensus national, mais, les jeux se jouaient au niveau des centres de décision, tout à fait autrement, par rapport, à ce qui se voyait sur le tas. Les gens des coulisses avaient leurs plans qui n’étaient pas tout faits, calqués sur ce qu’ils prétendaient dans leur langage officiel…Ibrahimi qui a joué un rôle de premier plan dans la tentative d’empêcher  » le coup d’Etat  » -si vous voulez- ayant abouti à la suspension du processus électoral, par ceux qui se faisaient appeler en cette époque cruciale de l’Histoire de l’Algérie, les forces républicaines…Etiqueté comme étant un islamiste, par ceux qui se font étiqueter comme étant des démocrates.. Il est donc, mis à l’écart. Et, tout à fait délaissé par les médias. Depuis, le déclenchement du Hirak, son nom commençait à être cité, de temps à autre, par les manifestants, en compagnie de quelques autres illustres noms tels que l’ex-président Zeroual, l’ex-Premier ministre Benbitour… entre autres. Au fait, ces gens, apparemment, positivement appréciés par les Algériens, simplement pour leur probité et leur conduite irréprochables, ont été, injustement, éloignés de la scène politique, parfois d’une façon brutale, comme, c’était le cas, avec le président Zeroual, pour laisser libre champ à ceux qui ont ruiné le pays et qui font actuellement objet de poursuites judiciaires. Le peuple n’était pas dupe, tel que l’on prétendait, il était en train de constater tout ce qui se passait devant lui…l’on est arrivé au point, où le politicard était, malheureusement, devenu le synonyme de mot voleur.. Et, parfois même du mot traître. Oui, puisque celui qui vole l’argent du peuple, pour le transférer dans un pays étranger, s’appelle chez nous un  » traître « . Taleb Ibrahimi, comme, il l’avait, personnellement, déclaré, est trop vieux pour penser à briguer un poste présidentiel. Peut-être, qu’il pourrait jouer un quelconque rôle dans la phase transitoire. Comme, par exemple, présider un directoire, dont la mission temporaire, serait de préparer les présidentielles et l’élaboration de la nouvelle Constitution. C’est un type qui possède, une certaine, crédibilité auprès d’un peuple en mouvement, voire en grogne, et qui est, en fait, déterminé à jamais à chasser les dernières têtes, pouvant lui rappeler un sinistre pan de l’histoire de l’Algérie.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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