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Ramadhan 2019 une rude épreuve: Associations sociales ou «cas sociaux»?

Ce Ramadhan 2019 se singularise par l’état à laquelle est parvenue l’action de solidarité des associations bénévoles caritatives. Faute de subventions et sans aide préalable des organismes sociaux étatiques, les associations sociales continuent de manger leur pain noir et de patauger dans le noir durant ce mois sacré parce tout simplement qu’elles ne sont pas en mesure de fournir l’assistance aux pauvres dès lors que le commun des mortels s’interroge si cette appellation « association sociale » servirait aujourd’hui à grand chose. Les présidents et présidentes d’association caritatives qui activent durant le Ramadhan sont de plus en plus nombreux à dénoncer « l’état d’abandon » dans lequel ils disent évoluer faute de contribution des pouvoirs publics. Certaines associations font des pieds et des mains devant les usines économiques et autres unités industrielles locales pour se voir approvisionner en dons qui sont en majorité des produits de consommation de première nécessité. Ces associations organisent des repas chauds servis quotidiennement aux pauvres durant le Ramadhan. Elles se servent de relais entre les fournisseurs des produits et les familles nécessiteuses. Ce « second rôle » auquel est conférée la vocation initiale de certaines associations caritatives reléguées hélas et malgré elles à un statut de « collecteur de donations » pour assister les démunis faute de subvention. La présidente de l’Association Lala Khdija des pauvres basée au 11 boulevard Mohamed Khemisti est montée au créneau pour remettre en cause l’avenir de l’action associative bénévole. « Je n’ai eu aucune subvention pour le Ramadhan 2019, on m’a mis les bâtons dans la rue perce que j’ai demandé à une APC des chaises et des tables pour faire nourrir les nécessiteux durant ce mois sacré. Ce Ramadhan, je fais des descentes quotidiennes malgré mon âge, jusqu’au marché de gros afin de m’approvisionner en produits alimentaires avec mes moyens personnels , rien que pour rendre le sourire aux pauvres en leur assurant les repas chauds servis ou emportés », a-t-elle martelé. Beaucoup d’associations à l’image de « Lala Khdija des pauvres » qui distribue 100 repas par jour aux nécessiteux de différents quartiers et régions d’Oran, sont désormais à bout de souffle. Elles lancent un appel aux autorités locales afin de leur venir au secours durant ce mois sacré.

À propos B.H.

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