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Au 2ème jour de la visite de Gaïd Salah à la 4ème RM à Ouargla: «Yetnahou gaâ», une revendication non objective !

Le chef d’Etat-major et vice-ministre de la Défense a qualifié d’irrationnelle, l’exigence du départ collectif de tous les cadres de l’Etat, sous prétexte qu’ils représentent les symboles du système ». Cette affirmation somme toute lourde de sens traduit la volte-face de Gaid Salah qui milite sur tous les fronts en menant une lutte implacable contre les responsables corrompus. Mais d’un autre côté, il a défendu ce qu’il a qualifié les cadres de l’Etat, symbole du système, allusion faite à l’actuel président Abdelkader Bensalah et l’actuel Premier ministre, Noureddine Bedoui et son staff gouvernemental, rejetés pour rappel par le peuple algérien. Dans son discours, avant-hier, depuis la 4ème Région militaire de Ouargla, le chef d’Etat-major se dit avoir compris l’une des revendications majeures des contestataires marcheurs algériens, entre autres la chasse aux sorcières par le recours aux interpellations et convocations et la mise sous les verrous des responsables du chaos entre autres les corrompus qui ont profité de leur poste et leur statut pour spolier les richesses du pays. Si toutefois le tribunal militaire de Blida a refusé la demande de liberté provisoire pour le trio Said Bouteflika et les deux ex-généraux du DRS et DSS, cela traduit, incontestablement, eu égard à la position actuelle de Gaid Salah, sa volonté et sa détermination à couper l’herbe sous les pieds des prédateurs. Ceux-ci pour rappel sont accusés de complot contre l’armée et d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Idem pour le cas de la pasionaria présidente du P.T dont sa demande de liberté provisoire introduite, avant-hier, au niveau du tribunal militaire, a été rejetée. Après le ballet des purges et des comparutions au niveau des tribunaux, les Algériens ne comprennent nullement pas la vitesse qu’ont pris les événements suite à ses séries de protestations via le Hirak hebdomadaire dans chaque coin du pays pour une revendication somme toute légitime : le départ du symbole de l’ex-système en place. Cette accélération du processus mis en branle par le chef d’Etat-major pour sanctionner les responsables des dossiers chauds de corruption qui vont certainement meubler nos journées euphoriques ramadhanesques. Par la même occasion, Gaïd Salah a souligné, « l’importance des résultats obtenus dans la lutte contre la corruption dans notre pays qui constitue une revendication forte parmi les revendications populaires persistantes et légitimes ». « Les résultats réalisés jusque-là dans le domaine de la lutte contre la corruption constituent une des exigences fondamentales des Algériens fidèles, loyaux et jaloux de leur patrie, des résultats qui vont dans la bonne direction, en harmonie avec la fédération des efforts et la convergence des visions entre l’armée et le peuple ».Il poursuit son discours par exhorter les contestataires algériens à cesser leur revendication de départ des symboles « yetnhaou gaa » selon le slogan brandi à chacune des marches , mais pour Gaid Salh, ces revendications sont toutefois irrationnelles telles que l’exigence du départ collectif de tous les cadres de l’Etat, sous prétexte qu’ils représentent les symboles du système ». Pour M. Gaïd Salah, « il s’agit d’une revendication non objective et irraisonnable, voire dangereuse et malveillante, qui vise à déposséder les institutions de l’Etat de ses cadres et les dénigrer ». « Ces cadres qui ont eu le mérite de servir leur pays à tous les niveaux, avec intégrité et dévouement, et nul n’a le droit de se substituer à la justice en leur proférant des accusations et en réclamant leur départ », a-t-il dit, relevant que « le but de ces instigateurs et ceux qui gravitent autour d’eux, est de barrer la route à toutes les solutions possibles et de plonger le pays dans une impasse politique préméditée afin d’atteindre leur objectif d’entraîner le pays vers le vide constitutionnel ». Cette option est nécessaire dans notre pays qui constitue une revendication forte parmi les revendications populaires persistantes et légitimes ». « Les résultats réalisés jusque-là dans le domaine de la lutte contre la corruption constituent une des exigences fondamentales des Algériens fidèles, loyaux et jaloux de leur patrie, des résultats qui vont dans la bonne direction, en harmonie avec la fédération des efforts et la convergence des visions entre l’armée et le peuple ». Il a soutenu que « dans le cadre de cette harmonie, il est préférable que les marches se caractérisent par un niveau raisonnable et suffisant d’organisation et d’encadrement efficace pour faire émerger de vrais représentants. Alors que les purges, les comparutions devant les juges des différents tribunaux, devant le tribunal militaire de Blida et aujourd’hui devant la Cour suprême, les Algériens restent à l’affût des moindres signaux concernant leur avenir même s’ils sont restés sceptiques, hier, sur le dernier discours du chef d’Etat-major concernant le maintien des élections présidentielles pour le 04 juillet prochain. Des voix se sont élevées, hier en guise de réponses au message de Gaid Salah de ne pas s’en prendre aux cadres qui constituent des symboles lors de son dernier discours par organiser un sit-in devant le siège de la wilaya d’Alger par exiger le départ du nouveau wali, M Siouda. Les manifestants sont venus tôt dans la journée pour défiler au cœur d’Alger mais hélas ont été surpris par une armada d’éléments antiémeutes éparpillés tout au long des grandes artères depuis les deux Chambres parlementaires jusqu’en bas de la Rue Didouche Mourad. Les frondeurs évitaient le bras de fer avec les policiers déterminés à frapper par la riposte. Ils ont été reçus par un cordon de sécurité renforcé autour des alentours de la grande poste. Ils sont venus en force face au siège de la wilaya d’Alger pour exiger le départ imminent du wali d’Alger et de la directrice du service d’hygiène de la wilaya.

À propos Nadira FOUDAD

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