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Report du procès de l’ex-patron du FCE au 3 juin: Ali Haddad risque gros !

L’ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, a été arrêté dans la nuit du 31 mars 2019 au poste frontière avec la Tunisie selon des sources sécuritaires algériennes. Cette arrestation a également été confirmée, sous le couvert de l’anonymat, par un journaliste de la chaîne d’information Dzaïr News, propriété du groupe médiatique d’Ali Haddad. Les raisons de son arrestation étaient jusque-là floues, étant donné qu’à l’époque il ne faisait l’objet ni d’un mandat d’arrêt ni d’une interdiction de sortie du territoire (IST). La vérité n’a éclaté qu’après. Fait étrange, son intention de quitter le territoire algérien est intervenue quelques jours seulement après sa démission de la présidence du Forum des chefs d’entreprise (FCE). L’autorité dont jouissait cet homme d’affaires, était fortement discutée d’ailleurs depuis le début de la contestation populaire le 22 février. Elu en novembre 2014 à la tête du FCE, il est devenu au fil des ans un instrument de soutien politique à l’ex-chef de l’État. Ses affinités avec le clan de Bouteflika notamment avec son frère Saïd Bouteflika ont fait de lui un homme autoritaire et influent au FCE. Toujours au sujet de l’affaire de Ali Haddad, une superficie de 50.000 hectares dont a bénéficié le groupe Haddad dans la commune de Brizina (sud d’El Bayadh) a été récupérée. Selon de sources autorisées , le groupe Haddad aurait bénéficié en 2016 de cette surface pour sa mise en valeur et l’investissement dans le secteur agricole dans le cadre de l’instruction ministérielle conjointe 108 qui encourage la mise en valeur des terres dans les Hauts plateaux et le Sud. Le wali d’El Bayadh avait souligné qu’à l’issue de la promulgation de cette instruction annulant l’instruction ministérielle conjointe 108, une commission de wilaya d’investissement agricole a été installée regroupant des intervenants dans ce dossier à l’instar de l’ONTA et la direction des services agricoles (DSA) pour inspecter sur les terres agricoles et adresser des mises en demeure aux défaillants dont le groupe Haddad. Le groupe Haddad avait répondu aux mises en demeure. Il avait désigné un bureau d’études agricoles pour la faisabilité de la mise en valeur de ces terres. Ainsi, l’étude réalisée a révélé que 12.000 ha seulement de cette surface peuvent être mis en valeur. Le groupe Haddad a renoncé à l’ensemble de la superficie qui a été récupérée. Le wali a, d’autre part, affirmé que le groupe Haddad n’a bénéficié d’aucun crédit bancaire ayant un lien avec ces terres et que le contrat de concession agricole dont il a bénéficié pour une durée de 33 ans n’a aucun effet auprès de la conservation foncière de la wilaya d’El Bayadh. Le même responsable a souligné que la superficie récupérée sera affectée à d’autres investisseurs.

À propos B.H.

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