Accueil » Chronique » Pôle & Mic: L’empire de la corruption!

Pôle & Mic: L’empire de la corruption!

Plusieurs sites et journaux ont rapporté que l’Office national des terres agricoles d’El Bayadh vient de retirer la concession de 58.000 hectares de terres agricoles aux deux hommes d’affaires Ali Haddad et Bilel Tahkout. Le wali d’El-Bayadh, l’ancien directeur des services agricoles, en plus de deux autres hauts fonctionnaires de l’Office national des terres agricoles seraient impliqués. Mais comment une telle «donation» a pu être effectuée sans l’aval des hauts responsables ? A la connaissance de tous les Algériens, les deux hommes d’affaires n’ont rien à voir avec l’agriculture et l’élevage. Cette affaire montre bien que des oligarques ont voulu s’accaparer les biens du pays, c’est pour cela qu’ils soutenaient le cinquième mandat, en activant tous leurs relais dont la presse écrite et les différentes télévisions. Comment personne n’a entendu parler de ce projet à El Bayadh ? Mais la véritable question, combien y a-t-il d’affaires similaires que personne n’a entendu parler ? C’est là où le bât blesse où des cadres de l’administration n’ont pas osé alerter l’opinion publique contre de telles pratiques ? Cela prouve aussi que la corruption a gagné tous les secteurs et à tous les niveaux où les «honnêtes» cadres ont été remerciés ou «ignorés» ou encore «isolés». Le cinquième mandat de Bouteflika n’était qu’un moyen pour «régulariser» leurs affaires en suspens et de tout régulariser pour nous mettre devant le fait accompli. C’est comme ça qu’ils ont fait durant l’ère Chadli et la décennie noire pour «casser» des entreprises publiques et s’approprier les usines presque gratuitement. L’Algérie ne pourra oublier les affres de l’affaire des cadres injustement incarcérés du temps du chef de gouvernement Ouyahia. La «bourgeoisie» algérienne s’est enrichie sur le dos du citoyen et en profitant des «protections» du politique. Les politiques sont, aujourd’hui, décriés et contestés car ayant «trafiqué» des élections, cassé des partis, fermé les espaces d’expression, tué la culture, ravivé des flammes de la Fitna, fait valoir l’incompétence et la médiocrité, «encouragé» la corruption… C’est pour cela que la rue gronde et ne veut pas de ce système.

À propos B. Nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*