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Tribunal militaire de Blida: Pas de liberté provisoire pour Saïd, Toufik et Tartag

Le tribunal militaire de Blida a examiné, hier, la demande de libération de la présidente du PT. Ses avocats ont introduit une requête pour la libération de Louisa Hanoun qui dit contester son maintien en détention préventive avant que la justice ne statue sur cette affaire, dans le cadre de l’affaire de haute trahison et d’atteinte à la sécurité de l’Etat par l’ex-conseiller du président démissionnaire, son frère Said Bouteflika et les deux ex-généraux du DRS Medienne et Tartag. Les trois principaux mis en cause dans ce lourd dossier ont également introduit des appels. Leurs demandes de libération devraient également être examinées, hier, par le même tribunal. Louisa Hanoun et son parti, le PT, contestent cette arrestation qu’ils considèrent comme « politique ». Le chef d’inculpation de complot pour changer le régime (article 77 du Code pénal) pour lequel Louisa Hanoun est aussi poursuivie, « est également applicable à la quasi-majorité du peuple algérien qui manifeste depuis le 22 février pour le départ du système et ses symboles », a souligné Ramdane Tazibt, membre dirigeant du PT. Depuis sa convocation pour comparaître devant le juge du tribunal militaire de Blida qui statue sur les affaires ayant un lien direct avec la sécurité de l’Etat et son maintien en détention préventive, le trio que constitue ces 03 députés soit Taazibet, Djoudi et Chouitem qui se sont eux aussi éternisés au niveau de la Chambre basse après avoir brigué le 05ème mandat au sein de cette institution, multiplie les appels de solidarité pour leur présidente, en organisant des sit-in au niveau de la grande poste à Alger centre pour exiger sa libération. Des personnalités politiques françaises et surtout celles de gauche ont, elles aussi, procédé à la signature de pétitions pour demander aux autorités algériennes la libération de la trotskiste richissime Louisa Hanoun. Au moment où les robes noires défilent dans les différentes ruelles et quartiers de chaque coin du pays après cette léthargie déroutante tant critiquée et huée pour exiger leur indépendance et leur association dans le traitement des affaires de corruption, ce qui a d’ailleurs suscité la stupéfaction de tous. On apprend de sources crédibles que pas moins d’une trentaine d’avocats se sont précipités au portillon au niveau du tribunal militaire de Blida pour la défense de ce trio infernal qui a semé la peur, la tyrannie et la psychose au sein de la société algérienne de par leurs statuts de conseiller du président sortant et d’ex-généraux spécialisés des services de Renseignements appelés le DRS. La demande de liberté provisoire pour la Pasionaria, présidente du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoun, a été refusée et partant rejetée par le tribunal militaire de Blida qui statue sur cette affaire qui a défrayé la chronique, selon la déclaration de Me Boudjemaa Ghechir. Cette demande de liberté provisoire pour Louisa Hanoun n’a pas fait l’unanimité au sein de cette institution de par son statut de justiciable puisque nul n’est au dessus de la loi. Raison pour laquelle cette demande a été rejetée par le tribunal militaire de Blida. Les chefs d’accusation qui pèsent sur elle entre autres complots contre l’Etat et atteinte à la sécurité de l’Etat de par sa complicité avec le trio infernal Said Bouteflika, Tartag et Toufik Medienne, ne lui laisse aucune chance de s’en sortir indemne. Pourquoi s’est-elle mouillée avec ce trio alors qu’elle ne cessait de par le passé de critiquer la mainmise du DRS sur les affaires du pays. Louisa Hanoun était-elle un pion aux services de l’ex-général DRS Toufik Medienne puisque à en croire ses propos avant son incarcération, elle le traitait de toutes les louanges en le qualifiant d’homme avec un grand « H ». Le procès de l’ex-patron du FCE, Ali Haddad, a été reporté au 3 juin à cause de l’absence de témoins, a-t-on appris, hier. Ali Haddad est arrivé au tribunal de Bir Mourad Rais où son procès devait s’ouvrir comme prévu, mais surprise, à la dernière heure, il a été décidé le report du procès. Il est poursuivi pour faux et usage de faux dans l’affaire de ses deux passeports. Notre source précise que plusieurs griefs et chefs d’accusation pèseront désormais sur lui outre le faux et usage de faux où il risque d’être poursuivi dans des vraies affaires de corruption de crédits octroyés et non remboursés, de fausses déclarations entre autres alors chef du groupe ETRHB. Rappelons que l’ex-patron des patrons avait financé la 4ème campagne électorale de l’ex-président sortant Abdelaziz Bouteflika, menée par l’ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal.

À propos Nadira FOUDAD

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