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Marché d’Es Sabbah: Les commerçants baissent les prix

Après des jours qualifiés de chauds pour les petites bourses, avec une mercuriale très favorable pour les commerçants, retour à la normale pour certains produits très prisés. Durant ces ultimes journées du mois sacré de Ramadhan, la priorité va pour les habits, leurs accessoires et la confection de gâteaux. En fait, les commerçants que nous avons rencontrés, n’ont pas nié leur désarroi et n’ont pas apprécié le fait de ne pas pouvoir réaliser de grands bénéfices, comme ils ont l’habitude de le faire, à chaque Ramadhan. A vrai dire, et partant de la base qu’il faut serrer la ceinture malgré le jeûne, les familles oranaises n’ont pas été dépensières lors de ce Ramadhan, sinon il aura fallu un budget colossal pour espérer passer un tel mois de dépenses sans emprunter la voie de l’emprunt. Une attitude qui a semé le doute dans les esprits des commerçants, surtout ceux des marchés anarchiques où tout se vend sans règles. Se moquant du pouvoir d’achat des consommateurs, lequel a atteint son plus bas niveau et ce, face à une inflation qui perdure depuis des années, les commerçants ont payé la facture assez chère cette année où de visu, ils terminaient la journée avec les étalages assez pleins. Tricherie, spéculation sous toutes ses formes, les prix sont passés du simple au double, mis avec une prise de conscience qui tombe à point nommé, ces charognards terminent la journée tête baissée.
En l’absence de cadre juridique, permettant la défense des droits du consommateur, comme dans tous les pays du monde, le boycott ou l’achat avec modération a permis de gagner une bataille sur les commerçants du marché d’Es Sabbah lesquels n’ont pas trouvé une explication à leur déficit. Et pourtant, les marchands s’ingénient à faire jouer la loi de l’offre et de la demande à leur profit, mais cette fois-ci, ils ont été obligés à faire profil bas et à baisser les prix, en fin de journée, dans l’espoir d’écouler toutes leurs marchandises donc une grande partie ne peut supporter de retourner au frigo. Cette nouvelle donne s’et répercutée sur les prix affichés. En effet, la betterave est cédée à 50 DA au lieu de 100 DA alors que la pomme de terre stagne autour de 45 DA et 50 DA pour être vendue en fin de journée à 30 DA. Reste que la tomate est le seul produit dont le prix de vente au détail n’a pas bougé d’un iota et demeure au dessus de 100 DA le kg. De son côté, le prix des carottes a reculé à 50 DA voire 40 DA avant quelques minutes de l’heure de la rupture du jeûne, tandis que les courgettes ont beaucoup perdu de leur prestance et se voient vendues sans gloire à 30 DA le Kg. Enfin, ce n’est qu’avec une prise de conscience que les choses peuvent s’améliorer.

À propos Islam Rayan

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