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Semaine cruciale pour la présidentielle du 4 juillet: Faute d’unanimité, pas de vote !?

Le flou persiste. Une semaine cruciale attend les prétendants à la course aux élections présidentielles du 4 juillet prochain. Les postulants qui ne dérogent pas ainsi au scénario des présidentielles du 18 avril, se bousculent au portillon. Ils ont jusqu’au 23 mai courant à minuit, soit jeudi prochain, pour déposer leur candidature à l’élection présidentielle prévue le 4 juillet, au niveau du Conseil constitutionnel. Seulement voilà, les élections du 18 avril n’ont pas eu lieu. Celles du 4 juillet sont loin de faire l’unanimité. Pourtant, la machine se met en marche. Ils seraient jusqu’ici plus de 70 citoyens à avoir déposé les lettres d’intention de candidature pour ces joutes. Leur nombre est appelé à augmenter d’ici la date butoir. Parmi ces prétendants figurent des dirigeants de partis politiques à l’image de Belaid Abdelaziz, chef de file du parti du « Front de Moustakbal ». « C’est le cafouillage politique », analyse un spécialiste en sciences politiques. Il y a d’abord la classe politique à qui, pourtant, la rue toujours en ébullition depuis presque 80jours, dénie le droit de légitimité et de représentativité sur la contestation populaire. Une classe politique qui donne la nette impression d’être plus que jamais contestée par le peuple et divisée. Le hic est que certains partis politiques ont annoncé leur participation aux prochaines présidentielles au moment où d’autres rejettent de facto celles-ci. Ensuite, les manifestants qui défilent tous les vendredis dans la rue en signe de rejet de ces présidentielles, maintiennent leur position. Le pouvoir en place persiste et signe. C’est le statu quo. Pour lui, ces élections se dérouleront à la date prévue. Quant à l’Armée qui accompagne la transition politique, elle continue d’observer et d’analyser l’évolution de la scène. L’Armée de laquelle le peuple attend une réaction qui met fin au suspense politique, ne se prononce pas encore. A analyser le schéma qui se dessine depuis le début de la contestation citoyenne et ses corollaires d’évènements à l’image de la démission du président Bouteflika, il ressemble à un « puzzle à trois inconnues » : les manifestants, le pouvoir et la classe politique. « Une équation à trois inconnues », dira un observateur. Un véritable jeu (entretenu ou pas) où chacun y va de son bon vouloir. Cet entêtement politique et le dialogue de sourds retardent toute perspective. Quand on sait que cette contestation populaire qui se durcit et qui s’inscrit en faux de l’option d’une présidentielle pour le 4 juillet, force est de se demander si cette échéance aura, bel et bien, lieu. Les Algériens en sont jusqu’ici à leur 13ème vendredi consécutif de mobilisation depuis le 22 février. Ils ont annoncé leur intention de marcher, de nouveau, le vendredi 24 Mai. Jusqu’ici, un total de 74 lettres d’intention a été déposé par les postulants à la candidature à l’élection présidentielle, selon un bilan provisoire de remise des formulaires de souscription de signature individuelle, rendu public hier par le ministère de l’Intérieur, de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales. Le 4 juillet se présente comme une échéance loin de faire l’unanimité. D’abord, par la rue qui l’exprime chaque week-end et ce, depuis plusieurs semaines déjà. Ce dernier week-end a, quant à lui, été marqué par une autre proposition de sortie de crise soumise par trois personnalités nationales que sont Ali-Yahia Abdenour, Rachid Benyelles et Ahmed Taleb Ibrahimi. Ils appellent le Commandement de l’Armée nationale populaire à nouer un dialogue franc avec des figures représentatives du mouvement populaire, des partis et des forces politiques et sociales qui le soutiennent. De son côté, la société civile se mobilise également ; une conférence nationale est en cours de préparation. L’annonce en a été faite par Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne des Droits humains qui était l’invité de l’émission Actuel Nahla Bekralas pour la Radio chaîne 3.

À propos B.H.

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