Accueil » Chronique » Point de Vue: Deux options se disputant la scène. !!!

Point de Vue: Deux options se disputant la scène. !!!

Depuis le déclenchement très réussi du Hirak, il y a près de trois mois, le paysage politique s’est automatiquement refait, afin de s’adapter aux nouvelles données, enclenchées, suite à la démission du président de la République et la déchéance du régime qui en dépendait. Deux forces principales sont catapultées au devant de la scène… Il y a d’abord, les forces du changement, toujours aux aspects vagues et sans commandement identifié et qui ont bien réussi à investir la rue et s’imposer en tant que force redoutable et incontournable. Ensuite, il y a l’ANP et les forces de sécurité, plus préoccupées, à vrai dire, par la paix, la stabilité et la sécurité du citoyen, plus qu’à autre chose. Bien que dès le premier jour, l’Armée s’est explicitement rangée du côté des forces du changement, laissant tomber le président et sa cohorte d’opportunistes; elle s’est, tout de même, refusée d’épouser toutes les thèses réclamées par les gens du Hirak. Elle s’est en revanche, attachée à la lettre aux dispositions de la Constitution, concernant la gestion de la phase transitoire. Une autre force essaie depuis, et en dépit des contraintes et de la complexité de la situation, de s’imposer sur l’échiquier, en vue d’avoir son mot à dire. Ce sont, au fait, quelques personnalités politiques et des chefs de parti. Ces derniers ne possédant, ni la force politique indispensable, non plus la crédibilité nécessaire, pour se faire entendre par la foule. Ils ont, même, essayé dès les premiers jours du Hirak à monter la vague de la grogne et l’exploiter politiquement, à leurs profits. Malheureusement pour eux, cela n’a pas marché. Ils ont été, tout bonnement, chassés des rangs par les jeunes du Hirak. Les partis ayant fait partie de ce que l’on appelait autrefois,  » les Alliances présidentielles « , se sont ternis l’image de marque, au point où ils ne trouveront jamais personne qui aurait le temps de les entendre ou les croire. C’est la mort politique  » clinique  » certaine qui avait opté pour le profit et le bluff. Donc, la classe politique s’est malheureusement, déclassée. Il faudrait, dès maintenant, penser à mettre sur pied une vraie classe politique qui doit se consacrer aux services de l’Etat et du peuple…
Faudrait-il se rappeler, que rien en Algérie ne répond aux normes d’un Etat moderne. Ce que nous vivons, c’est une grotesque parodie burlesque. Faudrait-il, néanmoins, apprendre à discerner avec raison, entre un Etat authentique et un simulacre d’Etat…

alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*