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13ème vendredi de mobilisation des Algériens contre le système: Un peuple déterminé jusqu’au bout!

Ce vendredi, le 13ème, les manifestants ont défié sous un soleil de plomb et la faim pour réitérer leur refus des élections présidentielles prévues le 4 juillet tant que «l’ensemble du système» sera là. 13ème vendredi de mobilisation populaire depuis un certain 22 février et toujours le même ton, la même ténacité. A Alger, Oran, Constantine ou Bordj, ni le jeûne encore moins le soleil n’ont dissuadé les marcheurs. Ils se sont, à nouveau, mobilisés pour un 13e vendredi de contestation. Le départ d’Abdelaziz Bouteflika n’aura rien résolu ou apporté de concret. Les contestataires veulent le départ systématique du «système». Ils sont descendus hier dans plusieurs villes pour maintenir leur position dans cette période de transition cruciale que traverse le pays. Cette montée au créneau des Algériens intervient au moment où l’on enregistre pas moins de 79 lettres d’intention de candidature dans la perspective des prochaines présidentielles. La course contre la montre adoptée par le Chef de l’Etat en vue de faire dérouler cette échéance politique majeure dans la vie du pays, en temps voulu, c’est-à-dire après l’expiration de la durée de la transition de 90 jours. Visiblement, les choses sont loin d’être une simple formalité pour le gouvernement et la Chefferie de l’Etat en ces temps de poursuite de la contestation populaire. A Oran, deuxième grande ville d’Algérie, les manifestants se sont rassemblés à la Place du 1er Novembre avant d’amorcer le départ vers la rue Larbi Benmhidi en plein cœur du Centre-ville.

Au milieu du chemin, des jeunes manifestants ont observé une halte devant le perron de la Mouhafada d’Oran du FLN pour dénoncer ce parti politique. «FLN dégage » n’arrêtaient-ils pas de scander. Au cours de leur marche pacifique, les manifestants répétaient leur refus des élections tant que l’ensemble du système est là. Ils espéraient par-là même envoyer un signal fort à l’Armée concernant notamment la question de l’organisation des prochaines présidentielles qui divise encore la classe politique dans un contexte assez spécial marqué par l’appel lancé par la justice algérienne à quelques anciens ou nouveaux chefs de file de formations (Benyounes, Ould Abbes, Ouyahia, Hanoune) soit pour des témoignages pour certains d’entre eux, soit impliqués dans des affaires de corruption pour d’autres. Pour rappel, le Chef d’Etat-major de l’ANP, le Général Gaid Salah, vice-ministre de la Défense s’est engagé à accompagner le peuple durant la phase de la transition politique pour la préservation de la stabilité et de l’unité des Algériens. Les manifestants ont appelé le patron de l’Armée au report de ces élections. «Gaid Salah, makanche intikhabates » ont-ils en effet scandé dans plusieurs villes algériennes. Les Algériens qui, a priori, attendent le discours du chef d’Etat-major de l’ANP chaque mardi, veulent désormais un geste de Gaid Salah. Entre les populations des villes et l’actuel homme fort en Algérie, c’est la lune de miel mais ce qu’ils disent rejeter, sont la date des élections présidentielles. Ils disent que le pays n’est pas encore prêt d’amorcer ce virage décisif». Une transition de trois mois, c’est très court pour un pays qui se rectifie son système ». Pour le 13e vendredi successif depuis le 22 février, c’est aussi le second vendredi depuis le début du mois de Ramadhan. Un mois où la quasi-totalité des citoyens observe strictement les prescriptions religieuses, en s’abstenant de manger et de boire entre le lever et le coucher du soleil. Ce vendredi, il a fait particulièrement chaud. La plupart des gens n’ont ni mangé ni bu depuis 3h du matin. Et ils ne le feront pas avant 19:45. Depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika, l’armée est revenue au centre du jeu politique et son chef d’état-major, le général Ahmed Gaid Salah, fidèle durant 15 ans du chef de l’État déchu, est de facto le nouvel homme fort du pays. 13e vendredi de la révolution. Dans la capitale, les matinaux étaient là. Ils voulaient occuper leur lieu préféré pour le moment : les marches de la grande poste. Le départ du pouvoir du président n’a pas pour autant été l’issue tant espérée des contestataires. Ils refusent l’organisation le 4 juillet d’une présidentielle pour élire son successeur.

À propos B.Habib

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