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Point de Vue: Pour une revivification de la Cour des Comptes !!

« C’est de la confiance que naît la trahison » Proverbe arabe

Les deux institutions à vocation judiciaire que le régime de l’après 2000 s’était acharné à éliminer ou à amenuiser l’effet, sont la Cour des Comptes et le Médiateur de la République. Ces deux appareils destinés essentiellement à porter assistance au corps judiciaire, avaient – rappelle-t-on – joué un rôle de premier plan en faisant régner, plus ou moins, la justice, en protégeant les biens publics de l’Etat et en restituant les droits. Pour tromper les yeux, déjà souffrants en cécité, l’on avait procédé à une série de réformes, ayant fait plus de tintamarre que d’effet. La réforme de la justice, de l’administration et de l’Ecole algérienne. Je n’ai pas besoin de vous expliquer les faits catastrophiques que vous constatez tous sur le tas, suite aux massacres perpétrés par ces prétendues réformes. Au lieu de renforcer l’appareil de la Cour des Comptes par des moyens humains qualifiés et des textes juridiques, plus sévères, l’on s’est contenté de le laisser geler. Pour ce qui est du Médiateur de la République, cette autorité civile avait par ses interventions réussies, dans le règlement de pas mal de litiges et restitution des droits. Cependant, cette situation avait fini par entraver les agissements douteux de quelques  » têtes maffieuses  » dissimulées anguille sous roche, dans l’appareil judiciaire de l’Etat. A l’instar de l’administration, des services de sécurité, des partis politiques, une institution judiciaire s’est aussi faite pour s’enrichir aux dépens des droits des autres. Voilà, finalement ce qui a abouti à la fin de ce tragique feuilleton, au soulèvement citoyen pacifique du 22 février. L’on s’est soulevé pour le changement. Justement, c’est pour redonner une autre vie aux Institutions de l’Etat algérien reléguées aux oubliettes, à cause des  » coopératives familiales  » et leurs bouffons de la Cour qui se sont accaparés, injustement d’un pays dont l’indépendance et la liberté ont été très chèrement acquises. Un Etat est fort ou faible par ses Institutions élues et ou non élues. En affaiblissant les institutions, c’est la force de l’Etat qui en est visée. Et, quand l’Etat est faible, il lui est impossible de réagir. Cela va, évidemment, permettre aux éléments malhonnêtes et sans scrupules qui s’y sont faufilés, de s’enchérir, injustement, illégalement et sans limites. Voilà, comment l’Algérie, de l’après l’an 2000, a été trahie et poignardée dans le dos. Une trahison de confiance est plus douloureuse. Une trahison de confiance, cela voudrait, tout simplement, dire qu’elle venait des siens. De ceux qui sont censés la protéger … alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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