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Santé à Mostaganem: L’ouverture des cliniques privées de dialyse est plus qu’une nécessité

Une maître-assistante en spécialité néphrologie et transplantation rénale dénonce la gestion de l’unité d’hémodialyse des UMC qui contribue à la dégradation de l’état de santé de la majorité des malades. C’est une spécialiste en néphrologie qui lance un cri de détresse des plus poignants au vu de la situation qui semble ne jamais s’améliorer depuis déjà plusieurs mois. Elle lance un appel d’extrême urgence au premier responsable de la wilaya sur les pannes cycliques des générateurs qui entravent le déroulement des soins prodigués aux malades. Cette spécialiste met aussi le doigt sur les embûches et les difficultés ainsi que sur la lenteur bureaucratique pour le traitement des dossiers de demande d’agrément pour l’ouverture de centres d’hémodialyse dans la wilaya. Des agréments que s’ils sont accordés, soulageraient certainement les malades dont le nombre ne cesse d’augmenter. Il faut souligner que l’insuffisance rénale mal traitée peut déboucher sur des complications menant à la mort tel le blocage des reins ou encore un accident cardiaque. A ce stade, la machine permet alors de débarrasser le sang des toxines et de l’eau qui se trouvent en excès dans l’organisme. Mais le patient doit suivre plusieurs longues séances dans la semaine. A en croire ce médecin, elle déclare que: «Les patients en insuffisance rénale chronique terminale nécessitent des séances de dialyse. L’unité des dialyses implantée au sein même des UMC est surchargée par des malades qui se font dialyser 03 fois par semaine et jusqu’à des heures tardives de la nuit. En vue de la saturation et du nombre de malades, ces patients doivent être normalement conduits vers les centres de dialyse privés comme le font si promptement d’autres wilayas surtout que ces insuffisants rénaux sont pris en charge totalement par la CNAS. Le gros problème, il n’existe qu’une seule clinique privée dans toute la wilaya qui assure ce genre de prestation. Devant cette situation, les néphrologues se retrouvent dans l’embarras pour retarder au maximum les séances de dialyse la nuit. Le résultat est catastrophique, les générateurs tombent souvent en panne et le nombre de décès est conséquent. L’autre constat c’est qu’il y a des médecins spécialistes de cette pathologie intéressés pour ouvrir des centres de dialyse, ils sont au nombre de quatre ceux qui ont déposé leurs dossiers d’agrément à la tutelle pour ouvrir des centres d’hémodialyse et alléger les souffrances des malades dans la wilaya. Cependant, il semble que leurs demandes d’agrément soient freinées et se trouvent dans les fonds des tiroirs et ce, depuis des mois. Les médecins ont tendance à se dire qu’avec ses traitements de dialyse, on sauve la vie des gens et c’est l’essentiel.

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