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Zitouna – El Tarf: La population barre la route pour la troisième fois

En moins d’une semaine, les habitants de la commune de Zitouna, daïra d’El Tarf, ont bloqué toutes les issues de passage qui mènent vers El Hamam, le chef-lieu de wilaya ou la commune d’Ain El Kerma, daïra de Bouhadjar (RN82). Pour se faire, les protestataires qui étaient très nombreux en cette matinée d’hier, ont allumé des pneus, placé des objets hétéroclites empêchant toute circulation. Les usagers de la route ont été contraints de rebrousser chemin. Approchés, les contestataires nous ont informés que le manque d’eau potable est devenu récurrent au niveau de la municipalité. Plusieurs cités n’ont pas reçu ce liquide depuis une vingtaine de jours. Avisés, les autorités locales ou de wilaya avaient promis il y a trois jours de résoudre ce problème mais depuis, les citoyens de ces cités rurales n’ont rien vu venir, bien au contraire, la situation s‘est encore compliquée. Approchée par les citoyens, la directrice pour s’en laver les mains leur a fait savoir que les tuyaux qui les alimentent en eau potable sont de faible dimension nécessitant un remplacement. Un remplacement selon elle qui date de 2007. Il est à signaler que plusieurs municipalités de la wilaya d’El Tarf achètent l’eau potable à raison de 60 dinars le jerrican de 20 litres. Les pères de famille pour protéger la santé de leurs enfants consacrent tout un budget pour l’achat de l’eau. Les protestataires ont évoqué aussi la dégradation des infrastructures de base devenues impraticables, l’hiver surtout. A ce problème s’ajoutent les coupures intempestives du courant électrique au niveau des cités. Des habitants affirment que cette situation dure depuis plusieurs années et les autorités de wilaya et locale font la source oreille pour résoudre tous ces problèmes qui enveniment le quotidien des citoyens. « Le courant électrique tient à un cheveu. Ainsi qu’il vente ou qu’il pleuve, les habitants plongent dans les ténèbres obscurs», nous souligne un vieil homme attendant depuis deux heures le retour de la «lumière». Les protestataires ont interpellé le maire qui a pu les convaincre pour libérer la chaussée tardivement l’après-midi après avoir bloqué pendant des heures des citoyens de Souk Ahras, de Bouhadjar, de Ramel Souk, d’Oum Teboul qui habitent à plus de cinquante kilomètres.

À propos Tahar BOUDJEMAA

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