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Pôle & Mic: La voiture qui dérange !

Le gouvernement algérien a décidé officiellement de lever l’interdiction sur l’importation des voitures d’occasion après plus de 15 ans de blocage. Le gouvernement de Bédoui veut « obliger » les constructeurs locaux à revoir leurs prix et c’est aussi une forme pour casser le prix de la voiture en Algérie. A l’heure, aucun constructeur n’a encore réagi sachant que cette mesure aura une incidence sur leur production ou plutôt la commercialisation de la voiture montée en Algérie. En effet, les constructeurs automobiles en Algérie n’ont pas encore convaincu car se contentant d’un simple montage tout en continuant à peser lourd au Trésor public. A ce jour, les constructeurs n’ont pas créé d’usines de pièces détachées, d’ailleurs, depuis leur installation, le résultat révèle une hausse de la facture d’importation et un taux d’intégration insignifiant. Les gouvernements qui se sont succédé, avaient les mains ligotées par le « fameux » cahier de charge. Certes que le gouvernement Bédoui, le plus impopulaire de l’histoire de l’Algérie moderne, voudrait gagner, par cette décision, la sympathie du citoyen. Par cette décision, des constructeurs pourraient quitter le pays et abandonner leur projet en Algérie. Indirectement, le gouvernement voudrait obliger les constructeurs à faire dans l’exportation et ne pas trop compter sur les devises du Trésor public en estimant que l’Etat a fait beaucoup pour les constructeurs. Cependant, cette mesure aura des conséquences sur le dinar qui va encore chuter puisque le simple citoyen sera obligé de se rabattre sur le marché parallèle. Une mesure « populiste » qui ne semble pas être prise en toute sérénité et après étude minutieuse du marché et de ses conséquences sur le marché national.

À propos B. Nadir

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