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Fruits, légumes, viandes… Les marchés s’embrasent à Maghnia

Après une stabilisation notable, notamment au mois d’avril, la mercuriale s’emballe aux marchés des fruits et légumes de Maghnia. Une hausse vertigineuse qui érode davantage le pourvoir d’achat des ménages à faible et à moyen revenus, qui dénoncent la spéculation qui s’inscrit désormais dans la tradition pendant le Ramadhan. Un mois synonyme de tous les profits et de tous les excès pour les commerçants en quête du gain facile et les spéculateurs.
Pour les consommateurs de condition modeste, ce sont les économies mises de côté qui risquent de s’envoler en un rien de temps pour subvenir aux besoins élémentaires de la famille. Pour «prendre la température», un tour s’imposait au niveau des différents marchés de la ville frontalière, notamment Béni Boussaid et de Sidi-Boudjenane. La tomate fraîche, un produit de saison, est affichée à 140 DA alors qu’il y a une semaine, ce produit se vendait à 70 DA le kilo. Les poivrons et les piments sont proposés à partir de 90 DA. Les carottes sont également à 90 DA. La laitue est à 120 DA. La pomme de terre a atteint le prix de 60 DA. Les haricots verts détiennent la palme d’or, en affichant la coquette somme de 250 DA. Les courgettes, oignons et blettes sont vendus respectivement à 120, 75 et 60 DA. Le chou-fleur et les aubergines sont cédés entre 80 et 90 DA. Les concombres et les navets sont proposés à 80 DA. Au rayon fruits, il vaut mieux rebrousser chemin au vu des prix affichés, spécialement les produits dits de «premier choix», à l’exemple de la pomme golden qui se négocie à 600 dinars. La banane est vendue à 300 dinars le kilo. Quant à la fraise, elle est proposée entre 200 et 250 dinars, selon le volume de la barquette. Les oranges sont cédées à 250 dinars le kilogramme et les nèfles à 200 dinars la barquette. S’agissant des fruits de saison, la pastèque est proposée à 120 dinars le kg, le melon à 220 dinars le kg et le cantaloup à 100 dinars l’unité. Les viandes aussi connaissent le même sort. Les prix ont grimpé, enregistrant une hausse dépassant l’entendement tant pour la viande ovine que bovine. Les viandes blanches, pour l’heure, avoisinent les 300 DA le kg et l’escalope à 700 dinars le kilogramme. La viande bovine est cédée, quant à elle, à 1.300 dinars le kilogramme. «Le scénario de la hausse des prix est devenu une tradition du mois sacré, n’épargnant aucun légume, et encore moins les fruits de saison. Il va sans dire que les revendeurs de légumes, fruits et autres produits nécessaires à la Meïda du Ramadhan saisissent cette occasion pour imposer leurs prix, sachant que les faibles ménages, pour ne pas dire les pauvres consommateurs, n’auront aucun choix, étant obligés d’acheter les ingrédients les plus nécessaires pour le f’tour», dira, avec amertume, un père de famille. Plus les prix flambent, plus la mauvaise humeur des uns et des autres s’accentue.

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