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Des ascenseurs qui ne marchent pas ou en pannes récurrentes: Le gaspillage

Le Ramadhan, c’est le mois où les personnes atteintes de maladies chroniques telles que le diabète, la tension, les maladies cardiaques, le rhumatisme ou autres arthrites, éprouvent le plus de difficultés physiques pour remonter et descendre les escaliers de leurs immeubles faute d’ascenseurs. En panne éternelle, les ascenseurs de nombreuses cités à Oran demeurent depuis des années sans réparation. Les cités comme Jeanne d’Arc, (Gambetta), Charles de Foucault, La Fontaine, Lattre de Tassigny etc…ou certains immeubles AADL (Pépinière) sont fréquemment sujets de pannes d’ascenseur qui durent une certaine période. L’OPGI qui gère encore les immeubles de la copropriété et l‘AADL ont lancé des opérations de réhabilitation des ascenseurs mais ces pannes font toujours parler d’elles. AADL, une belle formule qui a fait son baptême au début de la crise de logement dès les années 2000, était supposée pouvoir régler «définitivement» ce problème de pannes éternelles des ascenseurs compte tenu qu’il s’agit là d’une formule destinée à une certaine classe d’habitants au revenu mensuel dépassant les 40.000 dinars. D’autres cités et immeubles à Oran ne font pas exception à la règle. «Il y a des immeubles du centre-ville en particulier à la rue Larbi Benmhidi où les ascenseurs ont été condamnés soit carrément abandonnés depuis plusieurs années parce que dans certains cas, les immeubles en question ne dépassaient pas les six ou sept étages et donc, on ne voyait pas l’utilité d’en utiliser mais c’est parce que aussi les locataires ne voyaient la peine de cotiser 300 dinars par mois pour un ascenseur qu’il n’exploitait que très rarement», confie Abdelkader médecin, quinquagénaire habitant le centre-ville. Parmi les autres cités d’Oran qui souffrent d’un manque d’entretien des ascenseurs, il y a Dar El Hayat où ces derniers «n’auraient pas fonctionné ces dernières années», disent des habitants de cette grande cité de plus de 400 habitants. Pour rappel, une opération avait été lancée il y a presque dix ans par la DLEP portant rénovation des ascenseurs à l’arrêt et qui avait coûté à l’époque un total de 10 milliards dont 03 milliards uniquement pour les ascenseurs de Dar El Hayat. Ce Ramadhan, les personnes atteintes de maladies cardiaques dans les immeubles ou cités sont, de plus en plus, nombreuses à se poser des questions sur leur état de santé si cette situation venait à perdurer.

À propos B.H.

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