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Mostaganem: Un port fermé et 750 travailleurs sur le carreau

L’économie de Mostaganem connaît ce mois-ci de curieux rebondissements relatifs à la paralysie des activités du port de Mostaganem. 750 travailleurs dans une grève qui ne s’achève pas, un commerce international qui piétine, des pertes qui s’amplifient exagérément et une économie locale étranglée. Une conjoncture difficile qui ne trouve pas de solution et semble aller droit au mur. Même si c’est un peu tôt pour les chiffrer, des pertes sèches dues à la paralysie quasi totale de l’activité portuaire, vont avoir des répercussions catastrophiques sur tout l’environnement socioéconomique de la région. Des cargos réaffectés sur d’autres ports du pays, la ligne des voyageurs Mostaganem -Valencia suspendue, l’exportation à la recherche d’autres débouchés, les agences de transit à l’arrêt, des quais désertés et des transporteurs qui sérieusement impactés, encaissent le coup. Une situation qui ne présage guère du bien pour la wilaya de Mostaganem. Il reste sans dire que même si cette problématique générée par un conflit dû à un profond malaise, les responsables de la Centrale restent indifférents. Les élus nationaux et les pouvoirs publics et en vertu du devoir et de la responsabilité doivent intervenir afin d’asseoir une médiation. Le port de Mostaganem est quand même un levier incontournable de l’économie régionale et de ce fait, il serait inconcevable que la crise persiste. Sauver l’activité portuaire, c’est affranchir l’économie et c’est très important. Ce n’est plus une affaire de représentation syndicale qui d’ailleurs n’est plus reconnue, c’est un problème qui interpelle les ministres, le wali et les élus nationaux. Ce n’est pas parce que le conflit se passe derrière un mur de clôture qu’il faut rester à l’expectative. Le sort de l’économie et celui des 750 familles sont en péril et c’est une motivation supplémentaire pour faire revenir les auteurs du conflit à la table de négociations. C’est en ces moments de prise de conscience de tout un peuple qu’il faut démontrer le bon sens par l’implication directe envers les problèmes qui risquent d’aggraver les affaires. Les changements préconisés par le HIRAK ne sont pas uniquement centraux, les problèmes locaux doivent aussi être dignes d’intérêt et doivent être rationnellement pris en charge. On ne sacrifie pas une économie en fermant les voies du dialogue, on doit agir et au plus vite. Dans l’urgence car le temps est un facteur aggravant et le redressement de la situation pourrait coûter davantage plus cher. A Mostaganem, tous s’accordent à dire que pour garder le cap de l’économie locale, il faut des sacrifices.

À propos Charef Kassous

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