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Les prix des «légumes du pauvre» annoncent la couleur: A quel Ramadhan doit-on s’attendre ?

L’accalmie des prix n’a pas eu lieu. Ce Ramadhan ne risque pas de déroger aux précédents à la vue de la mercuriale affichée la veille du mois sacré 2019 dans quelques points de vente éparpillés à travers le pays. Si l’on considère cette envolée d’ailleurs prévisible des prix , qui s’empare des marchés, la veille du mois sacré malgré les « mesures draconiennes » annoncées dans ce domaine, il est permis de présumer qu’elle va durer pour au moins, deux semaines, selon des spécialistes. C’est dire, la stabilité des prix tant attendue durant le mois sacré qui arrive, n’aura probablement pas lieu. Les ministères du Commerce et de l’Agriculture se sont engagés pour des « prix référentiels » au cours du mois sacré pour les produits alimentaires de base et des fruits et légumes. Ce qui a priori laisse augurer des prix relativement cléments de certains produits et qui seront plafonnés durant le mois de miséricorde. Mais il est dit que ces « prix référentiels » dont on parle, ne verront, probablement, pas le jour dans l’immédiat ou du moins jusqu’à la deuxième semaine du Ramadhan comme les commerçants de détail nous ont habitués jusque-là. Le ministère du Commerce avait annoncé que des marchés itinérants ou mobiles seront implantés à travers les wilayas. Ces marchés où des « prix bas » de produits alimentaires seront pratiqués, permettront de faire face aux prix pratiqués par les marchés dits conventionnels. Le ministère du Commerce a également fait état, outre la mobilisation de pas moins de 8.000 brigades de contrôle de la qualité et des prix qui seront repartis à travers les marchés, de l’existence de 1.600 marchés de proximité et de 46 marchés de gros à travers le territoire national, ce qui permettra de lutter efficacement contre la spéculation des prix. Il a fait état, dans ce sens d’un nouveau système d’information mis en place pour la première fois et qui permettra à ses services d’accéder « en temps réel » aux informations concernant les prix des produits en vente avant 10 h du matin. Le ministère du Commerce pourra, ce faisant, intervenir sur le champ en cas de fraude ou de spéculation signalée sur un produit dans un marché pour sévir. Cependant, pour les ménages et au vu de cette flambée des prix de certains produits qui dérange, il est admis qu’il s’agit de la « folle chevauchée » vers les pratiques illicites des prix contraires aux « prix référentiels » annoncés par le ministère du Commerce. Plusieurs wilayas comme Oran, Alger, Mascara ou Tlemcen où les ménages disent n’avoir pas été surpris par la flambée des prix. Le consommateur semble floué. Qu’il s’agisse de la tomate, du piment, de la laitue, des légumes secs , de l’oignon , de l’ail , du persil ainsi que d’autres produits comme les fruits, le constat frise le ridicule. Que s’est-il passé? A un prix cédé à 140 dinars le kg pour la tomate, on peut supposer que le porte-monnaie en a pris un sérieux coup. Il sera loin peut-être de connaître l’accalmie tant convoitée. Scénario aussi prévisible, l’envolée des prix des légumes, tant appréhendée la veille de chaque Ramadhan, ne s’est pas faite attendre malgré tout ce qui a été dit. Contrairement aux prévisions optimistes et aux « mesures » énoncées, les prix ont grimpé. A quatre jours du Ramadhan, le prix de Dame tomate se situait déjà autour des 140 dinars le kg. Il risque de s’accentuer durant la première semaine du mois sacré. « Cette flambée du prix du légume rouge du pauvre (tomate) est appelée à durer jusqu’au début juin, période propice pour la tomate de saison », a averti un spécialiste. Le prix de la pomme de terre, lui aussi, légume du pauvre, n’a pas, lui aussi, échappé à la règle puisqu’il a légèrement bondi à 60 et 70 dinars le kg contre 50 dinars dans certains marchés de wilaya au moment où celui de la laitue varie entre 120 et 140 dinars. Des interrogations sont poussées par les consommateurs lambda pour qui les prix qui sont censés être à la portée des citoyens au revenu modeste, « ne reflètent pas les mesures annoncées par le ministère du Commerce et de l’Agriculture ». Dans la foulée des prix revus à la hausse par des commerçants, une sempiternelle question, une seule, revient comme une litanie sur les lèvres du consommateur, cet éternel dindon de la farce : «  De quoi sera fait le Ramadhan 2019 ?». Une flambée du reste pas digérable par les ménages dans un contexte de mesures difficiles à concrétiser sur le terrain.

À propos B.H.

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