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Point de Vue: La justice de la patrie trahie !

« Quiconque a porté les mains sur la liberté, n’a plus le droit de la revendiquer ». Émile de Girardin

Les dernières arrestations ayant suscité du remous aux niveaux, tant national qu’international, expliquent bien que les personnes – ou personnalités ! – ayant fait objet d’arrestation et de traduction en justice, ne sont pas comme ceux ayant été arrêtés auparavant…Il s’agit bel et bien d’un général-major Tewfik qui est resté environ un quart de siècle à la tête du plus redoutable Service de Renseignements et par là, il avait pendant toute cette période, fait main basse sur tout et sur tous. Il faisait la pluie et le beau temps dans le pays, avec l’aide d’une « fraternité » de généraux pairs, confessant la même foi et partageant les mêmes buts. Une sorte d’organisation plus au moins occulte, qui tirait les ficelles de loin, ayant réduit le plus grand dignitaire du régime en un simple pion dans l’échiquier.. Un de ces redoutables adjoints, en l’occurrence le général Tartag , a été lui aussi arrêté, dans ces grandes purges. Le troisième n’est autre que le frère du président déchu. Il n’était pas, d’ailleurs, comme n’importe quel autre frère. Officiellement, et devant Dieu et les hommes, Saïd Bouteflika est un « tout petit »et innocent conseiller de son frère aîné, président de tous les Algériens. Un chef d’Etat « redoutable », puisqu’il a réussi à couper les ailes aux gens de « l’organisation » et de toute évidence, non sans l’aide effective et l’aval de quelques puissances étrangères possédant un droit de regard sur le pays. Et bien sûr, ce n’est pas pour ses beaux yeux. Chaque chose dans le monde de la politique a un prix, voire une contrepartie. Saïd a été recruté, justement comme conseiller, mais officieusement, il faisait le métier de « chef de cabinet parallèle », dont la mission principale était de s’occuper des dossiers sensibles et confidentiels. C’était pour réduire à néant l’influence de Larbi Belkheir, le chef du cabinet du président, qui en même temps, le « représentant » officieux de l’organisation pour compter les souffles du chef de l’Etat…Toute la période allant de 99 à 2013, c’était de la cohabitation difficilement digérable, entre la présidence de la République et la direction du DRS. La guerre se faisait parfois de façon interposée, entre un Rebrab et un Kouninef. Maintenant, toute la bande est devant la justice du peuple algérien…qui s’est soulevé massivement pour rendre justice à une patrie trahie. Il continuera son soulèvement pacifique, civilisé, et patriotique, jusqu’à que ceux qui ont trahi le serment des martyrs, puissent recevoir le châtiment qu’ils méritent.

À propos A. BenAbdellah

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