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Ils revendiquent «l’agrément de leur Association»: Rassemblement des retraités communaux devant l’hôtel de ville

Il y avait de la peine, ce mercredi, sur les visages crispés de plusieurs dizaines de retraités communaux regroupés en un sit-in de protestation devant la mairie. Affaiblis par la maladie ou par le poids de l’âge, pour certains d’entre eux, ces derniers ont, tout de même, bravé l’incertitude et ont tenu à y être présents. Il y avait même des veuves d’anciens employés de l’APC. Il faut admettre que rien ne présageait une telle tournure chez cette catégorie d’anciens travailleurs communaux jusqu’à hier, jour de son rassemblement observé devant le siège municipal. Lors de ce sit-in de protestation, une cinquantaine (50) de retraités de la commune d’Oran, conduits par le président de l’Association des retraités communaux, Meziane Mohamed, ont protesté contre la situation sociale dans laquelle ils végètent depuis voilà plusieurs années et qu’il ont d’ailleurs qualifié de «préoccupante». La masse des retraités contestataires s’est déplacée du siège de leur Association sis à l’Hôtel de ville jusqu’à la mairie afin de rencontrer le premier responsable. Aussitôt reçus par les agents de la réception, ils furent invités à désigner six représentants pour rencontrer le chef de cabinet. Ce qui fut fait puisque les interlocuteurs des retraités ont été reçus au cabinet et des assurances leur auraient été données pour remettre leurs doléances au président de l’Assemblée communale d’Oran (APC). La rencontre qui a duré plus d’un quart d’heure a été l’occasion aux représentants des retraités de réitérer leur principale revendication à savoir «l’agrément de l’Association des retraités communaux», a déclaré son président Meziane Mohamed, à l’issue de cette rencontre. Quelques retraités ont exprimé leur ras-le-bol en évoquant leur situation sociale. «Je suis retraité de la commune d’Oran qui encaisse 20.000 dinars par mois alors que nous nous sommes aperçus que l’on nous a supprimé les frais de la mutuelle et de l’assurance», a souligné l’un d’eux, visiblement outré par le fait, poursuit-il que «cela fait des années qu’il revendique le rétablissement de sa situation et qu’aucune réponse ne lui a été donnée». La veuve d’un travailleur communal décédé en 1992, suite à des travaux effectués dans un regard au Rond point Nekkache (USTO), a, pour sa part, affirmé qu’elle perçoit une pension de 18.000 dinars. «Que puis-je faire avec cet argent avec huit enfants ?», s’est-elle interrogée les larmes aux yeux. Les retraités contestataires ont néanmoins cru nécessaire de «donner du temps» aux responsables communaux pour étudier et régler leur problème jusqu’à lundi prochain jour de leur 2ème rassemblement, a indiqué le président de leur Association qui compte, rappelons-le, environ 4.000 retraités adhérents selon celui-ci.

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