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Pôle & Mic: La lutte contre le blocage cataclysmique

«Une société qui n’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas»

Il serait judicieux de dire que le combat de l’émancipation devra être partie prenante dans cette socialisation de la révolte qui consiste à déboulonner cette négation du conflit, à cela nous rejoignons la phrase éclairante de Marx qui disait «regardez le rapport homme/femme vous allez connaitre l’état de la société». Ceci dit, devant le ton hystérique de certains adeptes de l’aliénation sociale visant depuis des lustres à entretenir l’illusion d’un progrès social à travers une lecture myope de la réalité, nous seront tentés de déconstruire cette logique qui trouve une délectation morose dans la forme d’un travail qui dans le fond devra impliquer la mise en exergue un processus de subjectivation. Hormis le penchant atavique qui sclérose la dimension de l’individualité en muselant l’autonomie du sujet parlant, un joli doute nous saisit sur le bilan qu’ osera tirer de la mouvance associative qui tente involontairement de reproduire le syndrome du parti unique sous des allures émancipatrice. Devant la mort du père, la lecture de «totem et tabou» s’avère inéluctable pour se débarrasser des entorses de l’infantilisme ambiant qui orne les recoins du tissu associatif. Pour pouvoir se libérer de l’engrenage malsain de la pensée conforme, substitut de la logique du «penser veut dire adhérer». dans un premier temps, il serait capital de se débarrasser de la satisfaction réconfortante dans les discussions en désagrégeant la détresse de l’affect et le clanisme qui ankylose l’esprit dans une sorte de dogmatisme. Défendre bec et ongle l’émancipation sociale dans son sens large consiste à promouvoir la modernité culturelle. Celleci ne devra pas se faire sous l’impulsion surmoique qui fera apparaitre au grand jour des écrivains adepte des «outrages implicite de la subjectivité, des beni oui oui de l’occirdentalisation» ceux-là sont les agents de l’aliénation sociale. Renverser l’ascétisme misogyne implique la coupure du cordon ombilical, le rapport à la mère peut tyranniser la fille comme le garçon. L’affranchissement devra commencer par l’autonomie mère/fille/mère/garçon qui structure le schéma éducationnel base sur le surmoi collectif. La prise en compte de cette dimension nous montre que l’individu n’est pas seulement bisexuel comme le disait Freud mais «quadri sexuel»en englobant mere père fille garçon. Se situer aux antipodes de ce conformisme implique la mise en avant de l’altérité du «je» comme le disait le philosophe Rancière «enseigner l’idée du progrès social sans émanciper, c’est abrutir». «Le sujet existentiel» devra à son tour «reconnaitre son propre désir face au désir de l’autre» tout en se libérant «des projections imaginatives» dont il a pu être l’objet de la part de sa famille. Cette forme émancipatrice implique un travail sérieux qui permet de se frotter à son inconscient. Le sociologue Vincent de Gaulejac disait «être sujet c’est reconsidéré son surmoi, redéfinir son propre système de sens, de croyance afin d’être moins soumis aux exigences de l’idéal du moi et aux normes sociales de son milieu. Enfin, les éclairs bénéfiques de la conscientisation permettent de s’opposer au prurit du fanatisme religieux et pour ainsi dire à cette «modernité liquide qui éreinte le sujet favorisant une stérilité mentale, nous affirmons avec Montaigne «nous sommes nés pour agir».

À propos Adnan Mouri

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