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Ramadhan – Les vendeurs refusent une grille des prix fixes: Seuls la vigilance et le contrôle pourront dissuader les malhonnêtes

Le ministre du Commerce entre en jeu durant ce mois de Ramadhan et se veut être un acteur majeur dans l’équation de la demande, offre et les prix et ce, dans le but d’arriver à des prix fixes des produits étalés sur les marchés nationaux. En comparaison avec les mois d’avril de l’année précédente, la situation est plutôt tendre pour les bourses au petit revenu, a-t-on constaté au niveau du marché des Amandiers. En fait, malgré que le prix des tomates connaisse une légère hausse vu que ce produit saisonnier n’a pas encore fait son entrée sur le marché, les autres fruits et légumes enregistrent une stagnation en matière de prix. A vrai dire, le Ramadhan a beau être le mois du jeûne, mais c’est aussi la période de l’année durant laquelle la consommation explose dans le pays. Dattes, semoule, tomates, oignons, sucre… Résultat, les prix des denrées alimentaires s’envolent, passant parfois du simple au double. Sur les marchés le poulet, à titre d’exemple, se vend entre 250 et 270 Da le kilo, mais il faut attendre ce qui se passera à une semaine du mois sacré. Même constat sur les fruits et légumes. Les dattes sont cédées entre 350 et 400 dinars alors que le prix de la banane tourne autour de 260 Da. La simple loi de l’offre et de la demande ne suffit pas à expliquer les hausses enregistrées annuellement avant, durant et après le Ramadhan. Et pourtant, les marchés sont largement approvisionnés pour répondre à la demande, affirment les grossistes qui renvoient l’accusation de tricher et de réaliser de gros bénéfices, aux vendeurs de détails. Chacun se rejette donc la faute: les petits commerçants accusent les grossistes qui se retournent contre la spéculation sur les marchés mondiaux des produits alimentaires. De son côté, l’Etat dit avoir pris toutes les précautions afin de permettre aux citoyens de passer un Ramadhan tranquille. Concernant l’idée de fixer les prix des denrées alimentaires, le refus caractérise la réponse de tous les vendeurs qui ne veulent pas se soumettre aux exigences du ministère de la tutelle. Selon quelques économistes, la situation est particulièrement explicite dans les pays qui importent la majorité de leurs aliments: là, impossible de blâmer les cours mondiaux, qui n’ont pas connu l’envolée que les consommateurs constatent. Selon lui, «un petit nombre de négociants peut contrôler l’approvisionnement et créer une rareté artificielle sur certains produits. Ils peuvent augmenter les prix s’ils pensent que c’est le bon moment.». Pour y remédier, les spécialistes de l’économie préconisent une ouverture du marché nationale sur les produits importés tout en serrant la ceinture pour les produits fabriqués dans le pays. Aussi, les agents de la DCP doivent se mettre en évidence pour dissuader les malfrats et les suceurs de sang qui ne reculent devant pour doubler de profits.

À propos Islam Rayan

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