Accueil » Actualité » Après la démission de Tayeb Belaiz: Quel scénario de sortie de crise?

Après la démission de Tayeb Belaiz: Quel scénario de sortie de crise?

Les réactions pleuvent de partout pour une lecture politique des propos du vice ministre de la Défense devant le jusqu’au boutisme de la Rue. Les avis sont mitigés sur le scénario envisageable après la démission forcée du président du Conseil constitutionnel et les menaces du chef d’État major à l’encontre de l’ex-général du DRS, Alias Toufik Médienne. L’ancien parlementaire, membre du CNT, nous indique à ce propos que Gaid Salah a déclaré dans son discours depuis Ouargla que toutes les options sont ouvertes, et le départ du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, avant-hier, ouvre des perspectives sombres et le départ attendu de l’actuel président Abdelkader Bensalah nous met dans une situation confuse où le nouveau président du Conseil constitutionnel pourrait bien être propulsé président de la République. Cela suppose, selon Djoudi Djemoui, qu’en cas de départ forcé, Feniche pourrait être le nouveau locataire d’El Mouradia. Notre interlocuteur nous signifie à travers cette lecture que dans une situation pareille, le clan peut survivre encore à cause de ces représentants et les élections présidentielles seront remises en cause puisque le système est à la recherche d’un candidat de consensus qui serait agréé par le Hirak. Selon l’ex-candidat aux présidentielles, les élections du 04 juillet prochain seront compromises en cas de départ de Abdelkader Bensalah et rejetées par le peuple. Il préconise le recours à la Rue pour trouver la personnalité consensuelle qui convient au système et à la Rue pour diriger la transition. Les avis des observateurs et politiciens et notamment experts étaient interprétés différemment sur la future carte politique surtout que le chef d’État major, Gaid Salah, avait focalisé sur la situation de crise. Le Pr Chitour s’interroge sur le pourquoi de cette nomination. Selon ses propos, on aurait pu laisser le nouveau président car, poursuit-il, si le président démissionne, c’est le président du Conseil constitutionnel qui le remplace et on revient au problème précédent; ceci n’est pas prévu dans la Constitution, conclut le Pr.Chitour. Pour d’autres que nous avons contactés parmi les experts financiers, la Constitution parle de « conjonction » de la vacance du poste de président de la République avec celui du président du Conseil de la nation. Pour eux, l’Article 102 stipule qu’en cas de conjonction de la démission ou du décès du président de la République et de la vacance de la présidence du Conseil de la Nation, pour quelque cause que ce soit, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate à l’unanimité la vacance définitive de la présidence de la République et l’empêchement du président du Conseil de la Nation. Dans ce cas, le président du Conseil constitutionnel assume la charge de Chef de l’Etat. »Toutefois, les événements évoluent d’une manière vertigineuse puisque la Rue exige encore le départ forcé du duo Bensalah, Bedoui et avec lui son Gouvernement. Le chef d’État major reste conscient de la complexité du contexte politique où il est primordial, selon lui, de savoir faire, « de façon à servir l’intérêt suprême de la patrie, sans égard à l’intérêt des individus puisque l’ANP, poursuit-il, n’a aucune autre ambition que celle de protéger la patrie, faire régner la sécurité et la stabilité et enfin la préservation de l’image de marque du pays comme « l’auraient voulu nos vaillants martyrs et Allah m’en soit témoin ».Signalons qu’il vient de mettre en garde contre certaines personnes qui activent contre la volonté du peuple, allusion faite au général en retraite, l’ex-DRS, Toufik Médienne, et l’ouverture d’enquête, hier, par la Gendarmerie nationale sur le richissime homme d’affaires, Isaad Rebrab.

À propos Nadira FOUDAD

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*