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Rassemblement de syndicalistes à Alger pour réclamer le départ du SG de l’UGTA: Sidi Saïd, sommé de quitter la Centrale syndicale

Des centaines de syndicalistes et de travailleurs se sont rassemblés, hier, devant le siège central de l’Union générale de travailleurs algériens (UGTA), sis place du 1er Mai à Alger, pour réclamer le départ du secrétaire général de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd. Les manifestants, venus en force et de plusieurs régions du pays, ont occupé la rue Aissat Idir où se trouve le siège de l’UGTA, fermé depuis la matinée, en scandant des slogans hostiles à Sidi Said pour sa gestion chaotique de l’action syndicale émaillée par la déliquescence des conditions socioprofessionnelles des travailleurs. Sur les banderoles brandies par les manifestants, on peut lire notamment « Oui pour une UGTA des travailleurs », « Sidi Saïd ne nous représente pas », ou encore « Respect de la volonté populaire ». « Nous voulons récupérer l’UGTA et la mettre au service des travailleurs, en la remettant sur la voie tracée par feus Aïssat Idir et Abdelhak Benhamouda », réclame un des syndicalistes, regrettant que depuis « l’arrivée de Sidi Saïd à la tête de l’UGTA, la Centrale syndicale est au service du patronat ». Outre ces revendications, d’autres syndicalistes et travailleurs, issus des différentes entreprises publiques, ont saisi l’occasion pour réitérer leurs revendications sociales, telles que la suppression de l’Impôt sur le revenu global (IRG), notamment pour les retraités. Sidi Saïd s’est éternisé à la tête de la Centrale syndicale depuis l’assassinat de son ex-SG Abdelhak Benhamouda, en février 2007. Depuis, il a assisté au bridge des travailleurs ou du moins ce qui restait des travailleurs. Son nom est lié au scandale de Khalifa Bank du groupe Khalifa et ces accointances avec le boy Moumene Khalifa. La juge Fatiha Brahimi et après son audition du SG et rendu compte de la non tenue du conseil d’administration, remercia Sidi Saïd pour son témoignage dans l’implication des 04 DG des caisses, les accusant de mandats de dépôt et 04 ans de prison fermes qu’ils ont purgés dans la prison de Berrouaguia à Médéa. Bien avant, la Centrale syndicale était prise en otage par les Secrétaires nationaux qui ont été élus comme députés avec un cumul de fonction et dont Tayeb Louh alors ministre du Travail avait menacé de sanctionner. Depuis, toutes les fédérations ont été gérées par des corrompus qui se sont attelés dans leurs gestions à se désengager des travailleurs pour se positionner au côté du patronat comme leur SG Sidi Saïd. Le pouvoir ne reconnaissant que lui comme seul syndicat qu’est l’UGTA, celui-ci lui a ouvert toutes les portes pour régner en main de fer et verser dans la spoliation des richesses et du patrimoine des travailleurs. Membre du BIT, il avait assuré son avenir dans le cas où il quitterait la Centrale syndicale. Ces sorties fracassantes et estropiées outrancières contre ceux qui ont exigé de s’opposer au 5ème mandat, lui ont valu bien des inimités où il avait réellement signé son arrêt de mort. Sidi Saïd quittera désormais la Centrale syndicale où il s’est éternisé, forcé par le Hirak qu’il avait critiqué de passer devant les juridictions compétentes pour répondre des accusations de corruption qui pèsent sur lui.

À propos A. BenAbdellah

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